Points d’ouïe et mouvements pendulaires

de près.72dpi
©photo Jeanne Schmid

Au sommet d’une combe, surplombant la ville, un musée du temps.

Histoire d’une cité horlogère.

En extérieur, une fontaine, monumentale, métallique.

Un long balancier rythme le temps de son mouvement en va et vient lancinants, inlassablement.

Cet assemblage chronométrique se fait également entendre.

Il grince, gémit, ferraille, cliquète, avec parfois de réels désynchronisations semblant contrarier la rigueur du balancier tel qu’on le voit osciller.

De petites contradictions véritablement anachroniques, où le son et le mouvement observés, ne partageraient pas toujours le même espace-temps.

 

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Au bas de la ville, le remontoir.

Une petite cabine ascenseur-funiculaire qui permet d’avaler rapidement la raide pente menant à la gare, à moindre effort.

Là encore, un mouvement pendulaire, tout autre.

Linéaire, de haut en bas, et vice et versa.

Ce remontoir est très utilisé, parcourant chaque jours d’innombrables trajets.

Dedans-dehors, il a aussi sa façon de souligner à l’oreille ses rotations verticales.

Les poulies et câbles grincent, grondent, les portes chuintent; toute une palette sonore associée aux  flux de voyageurs transitant de bas en haut de la cité.

 

Et si, par un dérèglement, un glissement géographique, l’horloge du musée dialoguait avec le remontoir, créant une ligne sonore, contrepoint imaginaire du bas de la ville jusqu’à une ligne de crêtes ?

 

Résidence artistique « Écoute voir Le Locle, Point d’ouïe et Points de vue » à Luxor Factory, avec Jeanne Schmid – octobre 2018

Publicités

Points d’ouïe, Points de vue, villes chantiers impermanentes

BaladeKant
©photo Mathieu Brèthes

 

Trous, brèches, gravats fissures, coques vides, facades, ossatures, lézardes, poutres, moellons, poussière, béton, rambardes…

La ville chantier se chante et se déchante, en bruissements organiques.

Craquements, sifflements, heurts, fracas, grondements, raclements, gémissements, stridences, échos, roulements, martèlements…

La ville en chantier n’en finit pas de gronder, sans oublier de rire, entre démolitions et résurrections, phénix malgré elle, de pierre, de verre, de briques et de broc.

Chantiers permanents, certains faisant fi du passé, tables rases radicales, ou perspectives ménageant des poches de souvenirs, des rémanences incertaines, des ouvertures à venir, traversées hasardeuses, brèches intemporelles…

Des délaissés, dents creuses, friches, terrains vagues, recoins presque sauvages, enclos à l’abandon, ruines, quasi non lieux, un panel hétéroclite d’agencements pour marcheur impudent…

La ville interstitielle déplace sans arrêt  ses lisières, quitte à s’étonner sans cesse, contraint ses ambitions, ses impatiences chroniques, hésite à reconquérir des espaces encore trop entre-deux.

Étalements voraces, érections urbaniques, la ville louvoie entre verticalité et horizontalité, parfois toutes deux s’imposant, agressivement invasives.

 

Collage chantier 72dpi (1)
©photos Jeanne Schmid

 

La ville palimpseste, stratifiée, se réécrit sans cesse en couches de bitume, de pierre, de terre et de verdure, lorsque celle-ci survit encore à l’ogresque appétit minéral.

La ville comme paysage sonore n’échappe pas aux chantiers, ceux-là mêmes qui vont la faire vivre, même spasmodiquement, en tous cas perdurer.

Quand tout les chantiers se taisent, les ruines s’imposent alors, sans complexe, avec le silence allant de paire.

Un grand pan de désolation.

La ville ici, n’est pas silence mais chantier.

Elle est sertie, dans un écrin de combes et de forêts dont les contours se font indécis au fil des périphéries repoussées.

Elle est aussi une cité minée, fissurée, malmenée dans son centre, par un cours d’eau souterrain, et sans doute par l’audace inconsciente de bâtisseurs bravant les marécages ancestraux.

Ici, des pieux souterrains, remèdes à l’instabilité, cherchant la roche mère pour asseoir la cité sans qu’elle ne penche et tangue trop, ne craquèle dangereusement.

Ici des chantiers salvateurs luttant sans répit contre l’impermanence intrinsèque des choses. Y compris celles qu’on pourrait croire indestructibles.

Ici les bravades, architectures  édifiantes, défiant l’érosion du temps et des eaux sournoisement complices.

Et tout cela s’entend comme un écho, tout à la fois  proche et lointain, une résonance surannée d’un manifeste d’architecture sonore post Russolo.

Et tout cela se regarde comme le film qui déroulerait le chronos d’une ville fragile et néanmoins résiliante.

 

Résidences artistique « Écoute voir Le Locle, Ponts d’ouïe, Point de vue » avec Jeanne Schmid, à LuXor Factory – Le Locle – octobre 2018

Écoute voir Le Locle, carte postale sonore

ActuMalatraySchmidBig
©Franz – LuXor Factory

 

Une histoire qui démarre

tissée de sons

moteur joyeux

comme une douceur

que viennent confirmer des cloches

douze coups de l’église

puis en écho

la volée du temple

en rumeur lointaine

descente vers la ville

 

centre de ville 72dpi
©Jeanne Schmid

 

cœur de ville

Hôtel de ville

un mariage

lui aussi joyeux

du soleil

musiques du Maghreb

cris

danses

klaxons

Drapeaux (inaudibles)

l’espace s’ébroue

acoustique festive

le convoi s’ébranle

puis tout s’assagit

en apparence

Carte des sons 72dpi
©Jeanne Schmid

 

De l’autre côté de la rue

un chantier fébrile

voix

moteurs

marteaux

grincements

raclements

échos

un toit refait peau neuve

toujours du soleil

qui n’imprègne pas mes micros

si ce n’est d’une allégresse ambiante

perceptible

la ville bruissonne

l’oreille s’en régale.

 

 

Résidence artistique « Écoute voir Le Locle » avec Jeanne Schmid – LuXor Factory Octobre 2018

Point d’ouïe, ce qui cloche, joliment, au Locle

Porte de l'église 72dpi
©photo Jeanne Schmid

S’il est une signature sonore que j’apprécie tout particulièrement, c’est bien celle, aérienne, imprimée dans un paysage auriculaire, qu’égrènent les cloches.

Les déferlantes campanaires, vigoureuses, vivifiantes, celles qui balaient la ville, la secouent parfois de sa torpeur, me mettent les oreilles en liesse.

Chaque volée a sa personnalité, ses rythmes, ses couleurs, ses harmonies, son écrin acoustique, architectural. C’est ce qui fait que, rarement, voire jamais,  une sonnerie n’est rigoureusement identique à l’autre. C’est pourquoi je considère les cloches, à l’instar des fontaines, lorsque l’on prend le temps d’écouter l’une et l’autre dans leurs cadres, comme de véritables signatures acoustiques.

Les volées du grand temple du Locle sont superbes. De la terrasse où nous résidons, à quelque encablures du clocher, nous les entendons clairement, éclats d’airain virevoltant au dessus des toits, semblant tout à coup se rapprocher, ou s’éloigner, selon les caprices d’un vent complice.

Traverser une ville, c’est souvent pour moi l’occasion de lever les oreilles, et de tendre les micros vers les clochers, pour augmenter peu à peu une collection d’objets sonnants, qui participent activement à la fabrique de paysages sonores.

 

 

Résidence artistique à LuXor Factory, avec Jeanne Schmid

Le Locle, entrailles sonores

Les balcons de la grotte BIS 72 dpi

Une balade, sous un soleil radieux, nous emmène du centre du Locle vers sa périphérie, le Col des roches, faille frontière avec la France. Ici, un spectaculaire effondrement géologique, en crête d’une balme, a découpé nettement un passage frontalier trans-jurassien.

Nous avons suivi, pour y arriver, le capricieux cours du Bied, rivière parfois contrainte et enterrée, parfois batifolant à l’air libre.

Après les fontaines du Locle, nous continuons logiquement d’explorer les flux  – aquatiques – ambiants.

A l’arrivée, au pied d’une falaise, nous nous rendons au site des Moulins souterrains, but de notre visite,

Un musée à la scénographie très agréable nous accueille; tout savoir sur les moulins locaux, minoteries, boulangeries, électricité, scieries… La puissance hydraulique qui s’expose dans sa diversité.

Les personnes qui animent le lieu ce jour sont vraiment très coopératives, et nous aident généreusement à éclairer notre lanterne pour mieux appréhender le site.

Enfin, ce que nous attendons avec impatience se présente devant, et sous nos pieds. Nous franchissons une entrée, quelques escaliers pour descendre dans les entrailles de la terre, dans un gouffre assez profond, humide et un brin frisquet.

Une grotte aménagée, profonde, entrailles bouillonnantes et humides, se découpe à la verticale, aménagée d’escaliers de pierre ou de métal glissants. Le pas se fait très prudent.

L’eau nous saute d’emblée aux oreilles, encore lointaine, réverbérée par sa niche de roche majestueuse. Me voila rassuré, les ondes aquatiques seront bien du voyage ! Et même bien plus présentes que je ne me l’imaginais a priori.

Ça chuinte joliment sous nos pieds.

Roue_1 72dpi (1)

Nous rencontrons un premier mécanisme de moulin, tournant à l’horizontale. Il cliquette, grince, grogne sourdement, se révèle dans un joli panel sonore. Une première manne.

Quelques marches encore, plus profondément, une roue de moulin. Énorme, imposante, comme un mécanisme vivant, une clepsydre peut-être, dans cette ville horlogère… !

On peut toujours se risquer à cette association métaphorique à la fois improbable et qui pourtant coulerait de source…

Nous la frôlons, ou elle nous frôle, de toute sa hauteur. L’eau qui court, qui jaillit, animant ses pales de bois, change parfois de débit, dans un bruit étrangement métallique. Elle finit par venir s’ébrouer au fond d’un bassin pierreux, avant que de continuer sa chute. Toujours plus bas.

Quasiment au centre de la grotte, l’eau nous entoure, nous submerge, nous enveloppe de ses nappes sonores, dans une étrange verticalité. Eau dessus, eau dessous, eau proche, eau lointaine… Une palette de sonorités aquatiques en offrande, pour le bonheur des oreilles et micros.

De la matière fluctuante, une spatialité à capturer et retravailler. Très inspirant !

Echelles_1 72dpi

D’autres marches, des détours via des couloirs quasi organiques, suintants et ruisselants, nous conduisent de plus en plus profondément dans ces entrailles bruissantes.

Une deuxième roue, du même acabit que la première, nous attend un peu au dessous, toujours aussi imposante, sonore, mais avec de nouvelles variations lumineuses et sonores.

La roche, le bois, l’eau, sont comme des éléments et mouvements-flux intimement liés, aussi naturels qu’aménagés, domptés.

Nous remonterons par un autre cheminement souterrain, au fil d’une gangue rocheuse, comme une matrice baignée d’eau fraîche, découvrant ainsi d’autres Points d’ouïe et Points de vue.

De la gouttelette à la chute, de reflets en reflets, ce site, vraiment spectaculaire, s’offre dans toute sa puissance, jusque dans ses infimes nuances et subtilités, mises en exergue par la pénombre environnante.

Parcours sensible s’il en fut.

 

Sons des entrailles

 

©photos Jeanne Schmid 

©son Gilles Malatray

Résidence LuXor Factory – octobre 2018 – Le Locle (CH)

 

 

Vers la limite des flux

Parcourant avec Jeanne la ville du Locle, de gauche à droite, et inversement, d’Est en Ouest, de haut en bas – collines, voire montagnes obligent – la question des flux urbains traverse nos parcours piétons, voire les influe, les détourne.

Nous nous faufilons dans les méandres de circulations capricieuses, piétons, voitures, et parfois surprenons un vent qui glisse, chuintant au travers de la ville.

Parmi ces mouvements, tantôt fugaces, tantôt prégnants, il est cependant un flux qui paraît résister, persister, sinon émerger, comme une signature urbaine.

Eclaboussures et gouttes
Éclaboussures et gouttes ©Jeanne Schmid

L’eau en effet irrigue le territoire investi.

Non pas des rivières et fleuves majestueux, larges, voire ostentatoires, mais un flux caché, souterrain, que l’on peut imaginer courant sous nos pieds, dans le ruissèlement de circulations enterrées. Le Bied, c’est le nom de cette rivière, visible en amont et en aval de la cité, traverse la ville à l’insu des piétons, qui peut-être suivent son courant par une sorte d’attirance inconsciente.

Suivre en surface le Bied, c’est imaginer un monde dont l’accès ne s’offre pas spontanément, mais qui laisse la liberté de construire un récit fluctuant au fil d’ondes intangibles, mais aux énergies fertiles

En surface, de multiples résurgences. Pas forcément celles du Bied, mais néanmoins des résurgences liquides.

Le Locle est constellé d’une trentaine de fontaines.

Pour la plupart discrètes elles aussi, pas de celles qui érigent des Naïades géantes aux formes arrondies, des chevaux écumants, fougueux, au bronze lustré crachant l’eau bouillonnante de leurs naseaux furieux.

Ce sont des fontaines oasis, aux eaux fraiches et gouteuses.

Pour jouir pleinement de ces haltes bruissantes, il faut leurs tendre l’oreille, ou mieux encore, s’approcher au plus près, s’asseoir sur la margelle, intime, jusqu’à ce que le flux masque pratiquement toute ambiance sonore alentours, et devienne un point focal parfois quasi hypnotique. Expérience de la durée…

Nous croisons des fontaines aux sonorités variées, dans différents registres, différentes tonalités. Certaines plus sourdes, d’autres plus cristallines. Certaines au débit régulier, d’autres aux émergences entrecoupées de petits soubresauts fugaces.

Chacune a son ambiance, ses attraits pour capter les promeneurs découvreurs que nous sommes. Les miroitements de la lumière, les clapotis de micro-vagues retiennent l’œil et l’oreille. Prendre et travailler une empreinte au frottis de charbon, capter l’image, le son, comme des matières fécondes à alimenter notre récit en cours.

Une sorte de circuit se dessine alors, dans un pointillisme aquatique, jalonné de marqueurs Points d’ouïe et Points de vue, cartographie naissante d’une cité liquide.

Dans la cité horlogère du Locle, le temps est rythmé par l’histoire et l’activité des fabriques de montres et chronographes en tous genres, mais aussi des fontaines qui ponctuent la ville, repères de cheminements sensibles, guides partitionnant l’espace urbain au pas à pas, éléments d’un récit urbain en marche.

Aux limites de la cité, au col des Roches, une anfractuosité minérale, cassure frontalière Franco-Suisse entaillant le relief, des moulins souterrains se cachent sous nos pieds. Un conteur qui vécut ici en parlait en ces termes.

«Nous nous trouvons maintenant dans un moulin à eau, un moulin souterrain. Bien au-dessous du sol mugit un torrent ; personne, là-haut, ne s’en doute ; l’eau tombe de plusieurs toises sur les roues bruissantes, qui tournent et menacent d’accrocher nos habits et de nous faire tourner avec elles. Les marches sur lesquelles nous nous trouvons, sont usées et humides ; des murs de pierre l’eau ruisselle, et, tout près, s’ouvre l’abîme.»

Hans Christian Andersen, 1836 

La limite des flux, c’est ici de perdre la trace de l’eau qui disparaît sous la ville, de la fontaine qui se tait en hiver, de la quasi intangibilité du liquide, des distances entre deux points bouillonnants…

La limite des flux, c’est aussi désirer un brin de stabilité, d’immobilité, assis sur un banc par exemple, sans autre volonté que de résister un instant aux mouvements perpétuels de la cité.

Le Locle – Résidence Luxor Factory – Octobre 2018  – Texte et sons ©Gilles Malatray – Photos et dessins ©Jeanne Schmid

 

En écoute

Point d’ouïe, FluxOdiOcartO

PAS – Parcours Audio Sensible et cartographie sonore

FluxOdiOcartO est une action/installation audio-paysagère qui mixe en temps réel des ambiances sonores locales, pour nous les faire voir et entendre autrement. Nous fabriquons ainsi une scène acoustique et une cartographique singulière, à la fois bâties sur des points d’ouïe emblématiques, captés in situ, identifiables, et sur un brassage sonore permanent réalisé par une sorte d’audio-morphose numérique. Cette exploration auditive nous fera percevoir un paysage auriculaire en perpétuel mouvement, naviguant entre un terrain (re)connu et d’autres inouïs, mais toujours alimentés par le terreau sonore local, les ambiances du cru. C’est une façon ludique et prospective de (re)découvrir des territoires auriculaires environnants, de la concrétude du paysage arpenté jusqu’au qu’à son interprétation via le dispositif de monstration.
Entre apparition et disparition, cette installation, par de multiples morphings et polyphonies tissées en contrepoints, pose non seulement la question de l’identité sonore des lieux, de ses esthétiques, mais aussi de l’équilibre fragile, voire du déséquilibre acoustique, liés à une saturation ou à une paupérisation sonore tout aussi sclérosante. Ces dysfonctionnements chroniques se réfèrent et font écho aux concepts de l’écologie sonore, développés depuis les année 70 par le compositeur et chercheur Canadien Raymond Murray Schafer.
Et avec ta ville, ton quartier, tes lieux de vie, d’activité, comment tu t’entends ? la question est posée !
Entre musique(s) des lieux et questions environnementales, sont convoquées des approches esthétiques, tout autant que des problématiques liées au confort ou inconfort d’écoute, jusqu’au niveau de l’insupportable, de l’intolérable. En contrepartie, sont aussi abordées les questions des aménités paysagères, du plaisir d’entendre, de s’entendre, voire de bien s’entendre, réflexions primordiales entre toutes ici.
Ce travail, dans ses différentes phases d’élaboration ou dans sa globalité, peut faire l’objet d’ateliers partagés, outdoor/indoor, avec et pour différents publics.
Il peut également être complété par l’inauguration officielle d’un point d’ouïe. https://desartsonnantsbis.com/2016/05/23/inaugurez-votre-point-douie/

 

aaiaaqdgaaoaaqaaaaaaaayjaaaajgvkzmfly2iylwu2owitngmxnc1hnjk3lwq4mmfjmdiymzuwyg

Phasage

Phase 1 : Se promener dans une ville, un quartier, un espace rural, naturel, un site spécifique,…Écouter, repérer des points d’ouïe emblématiques, des ambiances caractéristiques (cloches, fontaines, acoustiques réverbérantes, échos, marchés, commerces…).

Phase 2 (en règle générale concomitante à la phase 1): Enregistrer des séquences sonores caractéristiques pour esquisser un paysage auriculaire des lieux investis, élaborer la construction d’une cartophonie in progress, d’un cheminement intra muros, un PAS – Parcours Audio Sensible.

Phase 3 : Positionner les sons et ambiances, les géolocaliser comme des Points d’ouïe sur une carte numérique, audio-géographique dédiée, aux paysages sonores, en prenant soin de les taguer et renseigner très précisément.

Phase 4 : Mettre en place un player multipiste, application qui mixera de façon aléatoire deux à 4 points sonores des lieux investis, avec la possibilité de les travailler/jouer en live lors d’une audition/performance, à la suite d’un PAS collectif, in situ.

Phase 5 : Mettre en scène la projection de la carte sonore qui se modifiera en même temps que les sons seront mixés, aléatoirement, en faisant voir les points écoutés et des liaisons mouvantes entre les différentes sources mixées (fond de carte et multi-player Open Source Aporee).

 

carto

 

Dispositif
Un espace d’installation plutôt obscur et acoustiquement isolé.
Un ordinateur relié à internet.
Un vidéo-projecteur.
Une surface de projection (assez grande).
une système se diffusion sonore de bonne qualité (2 ou 4 HP).
Une ville, un quartier, un site naturel et leurs ambiances à cueillir à fleur de tympans et de micros, des résidents, acteurs potentiels.

Timing
2 à 4 jours de repérage/écriture, voire une résidence artistique de quelques semaines à quelques mois, enregistrements in situ, dérushage et mixage des sons, création sonore contextuelle…
1 journée d’installation, pouvant être finalisée par un concert mixage audio-paysager en live, un ou plusieurs PAS – Parcours Audio Sensible publics…
L’installation pourra se poursuivre ensuite de façon autonome.

Intervenant(s)
Une personne, artiste sonore, promeneur écoutant, avec éventuellement d’autres acteurs associés, des participants à des ateliers dans les lieux d’accueil (Centres culturels, écoles, écoles de musiques, structures d’éducation populaire, conservatoires de musique, Beaux arts…).

Ce projet recherche des lieux de résidences, d’accueil, et équipes susceptibles   de ramifier et mailler des territoires/paysages sonores dans une synergie d’écoute partagée. Qu’on ce le dise !

 

Desartsonnants,
L’art du paysage sonore
Gilles Malatray-Desartsonnants
34, rue Roger Salangro 69007 LYON
28, rue Lamartine 69003 LYON
Skype : desartsonnants
Portable :07 80 06 14 65
desartsonnants@gmail.com