Point d’ouïe, portraits, cartographies…

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Traces vibratiles de David Bartholoméo , PAS – Parcours Audio Sensible en duo –  Ile Barbe Lyon 9e – Projet collectif Titre à venir, autour de l’anthropocène

Supposons que le territoire, le paysage, soient aussi sonores. Et ils le sont, pour le meilleur et pour le pire.

Supposons que nous voulions, avec des résidents, des enfants, d’autres, tout d’abord les marcher, les écouter, les apprivoiser.

Supposons que, avec les mêmes personnes, nous voulions en dessiner leurs contours, même mouvants, à l’oreille, les cartographier, en faire, par différents dispositifs et médias, un, ou une série de portraits sensibles, auriculaires…

Il n’y a plus qu’à…

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Parcours et paysages sonores, des oreilles, des pas et des mots

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Depuis longtemps je me pose la question de ma propre perception du monde sonore environnant, et des interactions complexes entre vie sociale, monde sensible, création artistique, environnement, paysage et territoire auriculaires…

Comment les questions écologiques, écosophiques, sociales, patrimoniales, politiques, résonnent-elles entre mes deux oreilles ? Quelles sont les moyens de représentation, d’analyse, de partage, qui me permettraient de comprendre un tant soit peu plus finement mes espaces auriculaires, les stimuli qu’ils déclenchent, les modes de vie et de pensée qu’ils influent ?

Je relie alors des pratiques qui me sont familières, et au final chères. L’écoute est bien entendu au tout premier plan. La marche s’impose d’emblée comme une pratique spatio-temporelle, kinesthésique, sensible, vectrice d’une énergie intellectuelle connectée, traversant moult éc(h)o systèmes, m’immergeant dans des ambiances plurisensorielles. Et enfin, le mot, la description textuelle, voire même littéraire m’ apportent de nouveaux modus operandi, qui eux-même peuvent m’amener à une forme de distanciation féconde.

Je convoque alors le récit, la narration, la description littéraire, ou littérale, sensible, poétique, analytique, phénoménologique, sémantique, l’inventaire, la liste, le journal (de bord, de voyage, intime), le carnet de notes, la fiche (pratique, de lecture, de renseignement), le glossaire, l’abécédaire, le corpus, la note, le renseignement, la consigne… Je cherche l’espace, le moment où le mot, le texte, l’écrit, peuvent élargir, et/ou rafraichir l’écoute et ainsi l’appréhension environnementale pour les conduire vers des approches plus pertinentes. Quand le fait de s’assoir longuement sur un banc, ici ou là, ou de traverser la ville à pied, armé de mon carnet et de mon stylo, fait de moi un marcheur (plus) impliqué.

Un croisement d’actions et de réflexions est sans doute plus que jamais nécessaire pour démêler un brin la complexité du monde, en saisir les prémices de ses innombrables hybridations, ne pas trop s’y noyer, et surtout rester socialement connecté au territoire. Car si le paysage sonore est esthétique, le territoire sonore est tout d’abord et avant tout social. Dissocier ces deux réalités amputerait ma, notre perception environnementale d’une bonne partie de sa crédibilité, de sa force, voire de sa légitimité.

PAS – Parcours Audio Sensibles, des oasis sonores et des traversées nocturnes

Je travaille aujourd’hui sur de nouveaux projets dé-ambulants, en chantier, en co-gitation :
– Oasis sonores, les aménités paysagères urbaines
– Traversées nocturnes, la nuit transfigurée.

 

24434375126_c68f32167e_o© Photo  Nomade Land  – PAS à Lyon Croix-Rousse

Les oasis sonores sont, pour moi, une forme de réponse à un monde trépidant, voire acoustiquement stressant dans l’augmentation, la surenchère du bruit ambiant. Ils questionnent donc essentiellement le milieu urbain. Il s’agit de retrouver des poches de tranquillité, des microcosmes sereins, des espaces auriculairement apaisés, esthétiquement beaux. Je propose pour cela une déambulation urbaine dans des lieux parfois surprenants, amènes, décalés, en rupture avec une ville survoltée. En bref, la recherche d’un panel d’aménités paysagères contrebalançant une certaine violence sonore du monde urbain, est au cœur du projet.

 

La Romieu - Gilles Malatra - foto ienkeka - 08© Photo Ienke Kastelein – Made of Walking – La Romieu 2017

Les traversées nocturnes, marches urbaines de nuit, participent également à la quête d’une écoute empreinte de quiétude. La nuit est un espace-temps où les perceptions sont à la fois augmentées, stimulées, et atténuées. Les lumières et les sons s’y trouvent dé-densifiés et pourtant mis en avant, comme des figures sur fond nettement marquées, très prégnantes bien que plutôt adoucies. Nos perceptions, les stimuli sensoriels, sont baignés, lors de parcours urbains, dans un halo poétique, une quiétude inhérents aux ambiances nocturnes.

Les deux projets, étant pensés dans une continuité, se font naturellement écho, et peuvent donc se mener de façon complémentaire et enchainée.

Des espaces de travail in situ, tels des universités, festivals, résidence artistiques, workshops, sont d’ors et déjà en prévision. Parmi eux : Lyon, Mulhouse, Villeurbanne, Saint Vit, Cagliari, La Chaux de Fond, Paris, les centres culturels de Pérouges, Crane Lab et Lacoux, City Sonic à Charleroi, Aix-en-Provence…
Ailleurs… Chez vous ?

Et toujours plus que jamais d’actualité, l’Inauguration de Points d’ouïe cherche des nouveaux sites auriculaires remarquables à valoriser !

Ceci est une oreille tendue vers des espaces intéressés ?

Desartsonnants@gmail.com

Points d’ouïe, Points de vue et fils d’écoute

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Aujourd’hui, je tente de tirer des fils entre quelques focales telles que l’écoute, la marche, la cartographie, les audio-data (in situ comme dans la galaxie numérique).
Arpenter un territoire, en capter des ressources (sonores), les organiser comme objets d’étude et/ou de création artistique, les jouer, rejouer in situ, les cartographier pour les mixer ici ou là, du local au mondial, hybrider des savoir-faire, en ébaucher d’autres…
De la recherche action, au corps des paysages, comme dans des laboratoires, amphithéâtres et ateliers décentrés, jusque dans les archipels de réseaux numériques, de l’arpentage au cloud, en passant par le papier, la matière, la rencontre humaine, surtout…
Avec l’oreille guide pour ne pas (trop) se perdre.
Un exemple en chantier, qui cherche des lieux de résidence, recherche/action, partenariats, pour tisser et partager sa toile d’écoute : https://drive.google.com/file/d/1yKET80WF_aLEjPaSiTwhrYwWMD1tlsxD/view?usp=sharing

Journées d’étude – Les promenades sonores et chorégraphiques en question

Vendredi 12 et samedi 13 janvier 2018
CND (Centre national de la danse, Pantin), studio 14

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L’histoire des artistes marcheurs au XXe siècle s’est principalement tournée vers les pratiques performatives d’artistes visuels : elle va de dada aux artistes du Land Art en passant par les surréalistes ou Fluxus, jusqu’à des artistes contemporains tels Francis Alÿs, Sophie Calle ou le collectif  Stalker. Si cette histoire s’est volontiers articulée à la littérature, notamment à travers la figure du flâneur, elle intègre rarement les démarches des compositeurs et des chorégraphes.
Réunissant artistes, musicologues, chercheuses en danse, géographes, philosophes, ces journées d’étude interrogeront la marche (solitaire ou collective) en relation avec la création sonore ou chorégraphique : comment penser la dimension « hodologique » (du grec hodos, chemin) de l’art, c’est-à-dire le caractère situé d’une expérience esthétique dont la saisie perceptive implique le déplacement du spectateur-marcheur ? Comment y articuler les notions de milieu, de paysage d’ambiance et d’écoute ? De quelles façons ces œuvres instaurent-elles un lien spécifique avec le contexte de leur effectuation ? Y a-t-il des logiques de composition commune à l’art hodologique ?
Quelle écologie perceptive est en jeu dans l’expérience esthétique multimodale d’une œuvre hodologique ? Quelles méthodes d’analyse spécifiques de tels objets d’études engagent-ils ?
Organisation : Julie Perrin (Université Paris 8, IUF), Nicolas Donin (STMS, Ircam-CNRS-UPMC)

Vendredi 12 janvier 2018 / 13h-18h
Studio 14 (3e étage du CN D)
13h Introduction par Nicolas Donin et Julie Perrin
SESSION 1 : EXPÉRIENCES ESTHÉTIQUES EN MOUVEMENT
13h30 Elena Biserna Marche et pratiques sonores et musicales in
situ. Lire et réécrire les milieux urbains
14h15 Alix De Morant Étendues, sillages, ponctuations : Terrains,
temporalités et pratiques de la marche en danse
15h Bastien Gallet Marcher dans les sons : pratique et esthétique
de la marche sonore

/ 15h45 : Pause /

16h Joanne Clavel Expériences de natures : les treks danse comme
dispositif de médiation
16h45 Gilles Malatray Points d’ouïe et Parcours Audio Sensibles –
dialogue avec Elena Biserna
17h15 Jean-Luc Hervé De l’auditorium au plein air, de l’immobilité
à l’écoute ambulatoire – dialogue avec Nicolas Donin

Samedi 13 janvier 2018 / 9h30-18h

SESSION 2 : ATELIERS CHORÉGRAPHIQUES
9h30 Atelier au choix (sur inscription la veille, jauge limitée) :
Myriam Lefkowitz Toile d’écoutes (studio 1, RdC du CN D)
Laurent Pichaud Démarcher sa disponibilité — ou activer son
corps sensible dans des espaces publics non artistiques
(RDV devant le studio 14, 3e étage du CN D)
/ 11h30 : Pause /
12h Séance plénière (ouverte à tous, studio 14)
avec Myriam Lefkowitz et Laurent Pichaud, en dialogue avec Nicolas Donin, Gilles
Malatray et Julie Perrin

/ 13h : Pause déjeuner /

SESSION 3 : TRACES, MÉTHODES ET PERSPECTIVES
14h Julie Perrin En quête de traces hodologiques pour la danse
14h30 Makis Solomos Promenades sonores : un art en transition ?
15h Roberto Barbanti Promenade écosophique
/ 15h30 : Pause /

15h45 Interventions de Gretchen Schiller et Jean Marc Besse, suivies d’une
table ronde réunissant les participants.

L’attention à la marche

Inauguration d’un Point d’Ouïe et PAS à La Romieu – Made of Walking 2017

 

L’attention à la marche

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Made of Walking 2017 s’est tenue dans la petite cité de La Romieu – littéralement une toponymie qui nous enseigne du fait que les pèlerins vont (allaient) à Rome en passant par ou en partant de ce village. C’est ici où se sont rassemblés fin août, une quarantaine de marcheurs, dessinateurs, penseurs, écoutants, venus de différents pays. Des ateliers en marche et réflexions se sont déroulés une semaine durant, de jour, de nuit, poétiques, philosophiques, méditatifs, militants, déambulants.
http://www.themilena.com/pdf-files-projects-the-milena-principle/s-programme-FR-MOW-La-Romieu-final.pdf
Le village de La Romieu est aujourd’hui une étape de pèlerinage importante, non plus vers Rome, mais pour Saint-Jacques de Compostelle. Son patrimoine bâti, un ensemble collégial classé au patrimoine mondial de l’Unesco, un lavoir gothique, la beauté de ses paysages alentours, font que le village constitue un lieu de rencontre symbolique pour tester, pratiquer et célébrer moult formes de déambulations pédestres.

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Comme à mon habitude, et d’autant plus que le séjour se déroule sur une semaine, je m’installe progressivement dans une forme d’immersion. Il s’agit pour moi d’errer de ci de là, tôt le matin, dans la journée, à nuit tombée. Je marche bien sûr, mais aussi prends la mesure de la vie sonore des lieux en m’asseyant sur les différents bancs qui ponctuent La Romieu, de pierre (mon préféré), de bois ou de métal. Mes oreilles sont toujours titillées par l’excitation de découvrir un lieu inconnu, que j’écoute, mais regarde aussi avec une certaine gourmandise sensorielle. J’adore les rencontres, les échanges, avec mes logeurs, les habitants, les commerçants – où trouver ceci et cela, entre autres des spécialités locales, à manger comme à boire. Les spécificités culinaires et viticoles, les produits du cru, j’y ai découvert le melon de Lectoure, de succulents fromages de chèvre locaux, véritables régals, sont un autre patrimoine qui possède pour moi de vraies valeurs repères pour comprendre et bien se sentir dans un territoire.

Mais il faut également entrer dans l’histoire, petite ou grande, ancienne ou en cours, pages couvertes de récits au quotidien, que la marche révèle au fil des pas. Et l’histoire de La Romieu est riche, son architecture en témoigne, mais aussi cette belle légende des chats d’Angeline, et la présence en chair et en os de Rimbô, le célèbre félin, chat fétiche et très âgé du village, à qui une équipe d’artistes a même dédié un parcours géolocalisé.
La Romieu se tisse à mes oreilles des sons du jour comme de la nuit, la cloche de la Collégiale égrenant ses tintements, son Angelus, les terrasses des restaurants qui s’ouvrent et se ferment, avec les clients qui discutent sous les arcades séculaires autant que joliment réverbérantes, un lavoir qui glougloute dans un écrin de verdure bruissonnant, des pas, des rires, un village qui s’anime et s’endort au fil des heures, l’acoustique de ses ruelles très serrées peuplées de pigeons qui s’envolent effarouchés, des nids de jeunes hirondelles pépiantes, lovées sous les toits… C’est ainsi que se dessine, par bribes, l’histoire sonore du lieu, la mienne en tous cas, mais aussi celle que je tenterai de partager avec le plaisir sans cesse renouvelé d’ausculter en groupe l’audio biotope du village, et sa poésie auriculaire intrinsèque.

L’un de mes objectifs, outre de procéder à des PAS – Parcours Audio Sensible, un nocturne et l’autre diurne, est aussi de repérer, de choisir un Point d’ouïe remarquable, afin de l’inaugurer officiellement.
Le premier PAS fut nocturne. Nous sommes entrés dans une douce histoire sonore, au moment où s’endort le village, où des voix et des sons de télé sourdent des fenêtres, où Écho s’installe pour quelques instants dans une intime ruelle, par le biais d’une micro installation sonore éphémère, où l’on ausculte le sons de nos pas sur les graviers (hommage à Pauline Oliveros) via des « longues-ouïes ». Nous auscultons aussi les chants secrets de la végétation, des arbustes, des pierres… Nous plongeons un instant dans la nuit peuplée d’une multitudes de chants d’insectes et autres discrets nocturnes. Le bas du village nous livre un incroyable moment de silence, instant si rare aujourd’hui. Nous finissons notre parcours sur la terrasse désertée d’un bar, pour communier dans l’écoute une dernière fois, ensemble, dans le calme du village…
Le second parcours fut diurne, et donc sensiblement différent. Nous entrons dans les résonance du cloître de la Collégiale, écoutons ici aussi le son de nos pas dans le déambulatoire, auscultons les végétaux du jardin et la pierre de l’édifice. Nous déplorons la « musique de fond » qui écrase et annihile la pourtant belle acoustique de l’église. Dans la somptueuse chapelle peinte, nous jouons avec l’acoustique, par un chant diphonique, et surprise, une réponse chantée nous parvient du haut des escaliers de la tour, où un homme, accompagné de son fils, joue lui aussi avec les résonances des lieux. Une belle et inopinée réponse vocale que nous conserverons dans un recoin de l’oreille.
Chacun de ces deux PAS, si différents fussent-ils, nous entrainent, nous embarquent dans une trame sonore spécifique à La Romieu.

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Arrive alors le jour de l’inauguration officielle du Point d’ouïe. Ce dernier à été finalement très vite choisi. Il s’agit du magnifique lavoir gothique, en contre-bas du village. Ce site s’est très vite imposé à moi, enceinte aquatique, verdoyante, oasis de calme peuplé, selon les heures, des chants d’oiseaux, d’insectes, des glouglouttements de l’eau, du vent dans les arbres environnants, très prégnant ce jour-ci. D’ailleurs, d’autres artistes avaient choisi ce lieu pour installer leur voix dans une très longue et performative lecture publique de Peter Jaeger, ou pour jouer en contrepoints avec le plic-ploc ambiants et de nouvelles gouttelettes installées par Inge van den Kroonenberg. D’autres encore y reproduiront des gestes séculaires du pliage des draps.
Ce nouveau Point d’ouïe est inauguré en présence de Monsieur le Maire de La Romieu, de l’élue à la culture, d’un élu du Conseil Régional, des représentants de l’association culturelle le bouc qui zouke, d’habitants et des marcheurs de Made of Walking.
Nous y soulignerons que, au-delà du côté symbolique, voire anecdotique, de cette inauguration, c’est une forme de militance pour la belle écoute, la protection de tels lieux, y compris acoustiquement, le plaisir de ré-écouter nos espaces de vie. A cette militance écologique, cette prise de position ancrée dans une écologie sonore telle que l’a pensée Raymond Murray Schafer, viendra s’ajouter de façon plus impromptue, celle d’une militance pour la cause féminine, mélangeant ainsi quelque peu les torchons et les serviettes, ce qui est presque « normal » dans un lavoir. Ainsi se croisent inopinément deux revendications, l’une liée à l’écoute, l’autre à la cause des femmes, dans l’espace symbolique du lavoir, lieu de travail, lieu de rencontres, lieu d’échanges, et ici de revendications.
Comme à l’accoutumée, nous nous rendrons en marche silencieuse vers ce nouveau Point d’ouïe et, après les discours officiels, observerons quelques minutes de silence/écoute collective, non pas commémoratives, mais bien pour acter de l’inauguration de ce nouveau lieu d’écoute à ajouter à la liste de ceux déjà existants.
La mairie, en partenariat avec l’association culturelle locale le bouc qui zouke, matérialisera d’ailleurs le Point d’ouïe d’un panneau in situ.

La carte postale sonore  réalisée durant le séjour est un montage audio de différentes ambiances de nuit et de jour, lors de repérages effectués en solitaire, du centre bourg au lavoir. C’est une vision (audition) très personnelle de La Romieu by Desartsonnants, entre zooms, ambiances, jeux de portails et gouttes d’eau, et bien sûr l’appel quelques chats nocturnes venus saluer mes micros.

 

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Documents, liens

Vidéo inauguration par ArtFactories : https://vimeo.com/233304865?activityReferer=1

Carte postale sonore, écoutez ici : https://www.mixcloud.com/desartssonnants/lattention-à-la-marche-la-romieu-made-of-walking-2017/

Album photos PAS nocturne: https://www.flickr.com/photos/desartsonnants/albums/72157686083053590
@photos Ienke Kastelein

Album photos Lavoir, inauguration du point d’ouïe, Lecture et installation : https://www.flickr.com/photos/desartsonnants/albums/72157686374479000
@photos Ienke Kastelein, Nawel Gendouz, Julie Poitras Santos, ArtFactories, Ruth Broadbent

Le Point d’ouïe du lavoir de La Romieu est géolocalisé et répertorié ici – https://www.google.com/maps/d/u/0/edit?mid=1pnyLlyY12C6HeaqKgJhOmLMFM-w&hl=fr&ll=43.983500128879484%2C0.49816358284022044&z=19

 

 

 

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Postures – Installations d’écoute(s) collective(s)

Version forestière

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Se tenir debout, longuement, immobile, au cœur de la forêt, et l’écouter bruisser. Aujourd’hui, ma recherche questionne les façons d’installer une forme d’écoute performative, via différentes postures physiques et mentales, quelque soit le lieu (nature/urbanité…) et de préférence en groupe.

Version panoramique

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Belvédère acoustique… Dominer le sujet ? pas vraiment certain d’y parvenir à ce jour…

La question de la posture, ou des postures, comme une façon d’installer de nouvelles formes d’écoute, donc de nouveaux paysages sonores, pose une problématique qui irrigue et alimente mes travaux, tant dans le faire que dans la réflexion. Comment donner vie à une écoute intense, collective, par quelles postures physiques et mentales ? Comment plonger ses oreilles dans une forêt comme en centre ville, en périphérie comme dans des sites architecturaux, en les transformant en scènes auditives, en installations sonores permanentes ? Et par delà, se pose la question de comment partager ces constructions sonores à un groupe, via des gestes performatifs, oscillant entre marche et immobilité ?

Version urbaine

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La notion de groupe partageant une même (in)action, in-action, notamment celle de l’écoute est bien au cœur du questionnement. Comment mettre en place des espaces d’écoute par des formes de rituels, de cérémonies, la création des micro communautés éphémères d’écoutants ? Comment la trace du geste accompli  pourrait, à contrecoup, influencer (durablement) des sensibilités plus actives ?  Autant de terrains restant très largement à explorer… Jeux de l’ouïe, le chantier est vaste et d’autant plus passionnant.

« Donc, si vous voulez, mon art serait de vivre ; chaque seconde, chaque respiration est une œuvre qui n’est inscrite nulle part, qui n’est ni visuelle ni cérébrale. C’est une sorte d’euphorie constante. »
Marcel Duchamp

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