Points d’ouïe, crise sanitaire et ambiances acoustiques dystopiques

Capture-d%u2019écran-2020-03-19-à-07.43.38-687x433

Amateur de science-fiction, j’ai connu bien des dystopies littéraires, où se raréfiait la foule, l’humain, sous des menaces diverses; plus terribles les unes que les autres. Un peu comme maintenant quoi.
Arpenteur urbain, écouteur public, j’ai traversé nombre d’ambiances sonores chaotiques, parfois jusqu’à l’oppression chronique.
Depuis quelques jours, marcheur urbain confiné en appartement, je regarde et tends l’oreille à ma fenêtre. Je vois et j’entends la cité se déserter, se taire, passe progressivement du joyeux chahut au chuchotement.
Je vois les passants esquisser, des pas de cotés, chorégraphies ‘évitement corporel lorsqu’ils se croisent, à vrai dire assez rarement, sur le trottoir..
Bien sûr, j’en vois d’autres passer de longues heures à siroter des bières sur un banc, néanmoins avec gants et masques… A chacun la façon d’interpréter son confinement
Aujourd’hui, enfermé depuis trois jours, je sors faire des courses, autorisation dérogatoire en bonne et due forme en poche.
Quelques centaines de mètres jusqu’au magasin, une promenade de luxe quoi.
Le soleil, outrageusement généreux ces jours-ci, et l’air sur la peau me font un bien fou. Comme si j’avais subi des lustres de privation de ces éléments qui me paraissent si agréables. Un petit plaisir retrouvé qui en devient un grand
On s’aperçoit ici, très vite, surtout pour quelqu’un qui a l’habitude dans son travail de battre le pavé, que l’enfermement pèse rapidement très très lourd.
On repense l’univers carcéral autrement, peut-être. Surtout qu’étant intervenu récemment à la prison des Baumettes de Marseille, je considère maintenant avec un œil et une oreille interpellés, les notions de dedans/dehors, et de libertés fondamentales.
Sinon, une sorte de sidération sensorielle.
À 17 heures, période généralement qui fait grouiller les trottoirs de passants et les rues d’engins motorisés, presque rien ne bouge.
Ou si peu.
Si peu de voitures, et ça c’est un vrai luxe à tous les niveau, acoustique, piétonnier, respiratoire…
Si peu de gens, dans des espaces fantomatiques un brin inquiétants, presque anxiogènes.
Le regard embrasse la longue alignée d’une rue en générale très passante, et ne voit que peu de véhicules ni de piétons.
On peut traverser tranquillement une trois voies urbaine sans courir.
Beaucoup, ceux qui le peuvent en tous cas, la crise n’est pas la même pour tous, ont quitter la ville pour se mettre au vert.
Les autre évitent, ou sont contraints à bouger le moins que possible.
Je n’aurais jamais penser connaitre ça.
Et si peu de sons en conséquence.
Une sorte d’étouffoir acoustique, de chape de plomb, qui fait ‘ailleurs d’autant plus ressortir les sirènes des ambulances, pompiers, policiers… et nous remet à l’oreille un monde sanitaire malmené, des espaces publics devenus suspects, voire dangereux, plus que d’habitude en tous cas.
Une ville métamorphosée, transfigurée, réduite au presque silence.
Certes pas un silence de mort, mais sans doute de peur oui.
On peut jouir maintenant d’une forme de calme sans doute rarement observé, écouté, au cœur des grandes villes en principe si sonifères.
Un calme que je trouve cependant plus paupérisant qu’apaisant, qui aurait effacé toute l’énergie d’une ville, ou les élans dynamiques seraient bridés, si ce n’est brisés, où l’oreille chercherait des repères perdus, gommés, des voix gouailleuses et des cascades de rires par exemple.
Merci les oiseaux d’entretenir une forme de gaité pépiante.
Merci également, sur le coup des vingts heures, au initiatives citoyennes spontanées, cris, vivats, applaudissements, charivaris, mais aussi colère et protestation, de balcon en balcon, à l’instar des concerts italiens.
Par ces manifestations bruyantes, toniques, vivantes, rassemblantes, il y a aussi des conspuations de politiques privilégiant les chiffres et le rendement plutôt que la santé publique.
Après les places, les rond-points, ls balcons et fenêtres.
Même contraints à quitter l’espace public, l’espoir et les colères se font encore entendre.
Rassurant quelque part !

 

Le charivari de 20 heure à ma fenêtre : https://desartsonnants.bandcamp.com/track/lyon-vaise-le-charivari-de-20-heures

Pour en écouter plus de nos fenêtres : https://desartsonnants.bandcamp.com/album/des-sons-ta-fen-tre-sounds-at-your-window

Participer au projet collaboratif : https://desartsonnantsbis.com/2020/03/17/appel-a-contribution-ouvert-point-douie-quentends-tu-de-ta-fenetre/

 

 

Paysages (rien que) pour les oreilles ?

1fc93d67-945a-49c9-bacc-15012030f250 copy

Paysage(s),
représentation
artistique
d’un fragment de nature,
de lieu
de scènes
de mythologies…

Peinture,
paysage-toile,
vue de et par l’homme,
homo artiste,
picturaliste
naturaliste
urbaniste
idées à listes…

Représentation(s),
étalée de couleurs,
agencée sur la toile,
paysage re-présenté,
non naturel,
re-construit,
transmission,
vision,
artefact
inclinaison dominatrice
environnement capturé
entoilé.

Paysage et picturalité,
des écoles,
des genres.

Paysage photographique,
carte postale,
tout est
en partie
affaire de cadrage
ou de décadrage
d’éclairage
ou d’obscuricissement
polysémies lumineuses.

Paysages cinématographiques
le mouvement en plus
kinesthésie à volonté.

Le paysage se montre
dans et par l’espace
délimité,
points de vue,
parti-pris
que le regard choisit
en s’aidant de la main.

Quid d’un paysage sonore ?

Idem,
parcelle d’espace
de temps
d’espace-temps
mis en boîte,
capté
enregistré
conservé.

Traces in-fidèles ?
fossiles d’écoute ?
reliquats acoustiques
résidus acoustiques
échantillonnages de territoires…

Technicité
choix du lieu,
des sources
des sujets
de l’instant
de la durée
des mouvements…

Composition,
re-composition,
de l’espace
plan auditif,
réagencé,
remixé pour l’oreille.

Décision de captation sonore
geste prémédité,
volontaire,
contraint de subjectivité latente.

Le micro,
asservi par l’écoutant,
manipulé,
à l’instar de l’objectif,
à effet loupe
grossissant jusqu’au presqu’ inaudible,
aspirant les sons,
travellings auditifs,
gros plans auriculaires
fabrique d’artifices…

Micro parfois complice de l’oreille,
et parfois dissident

Les sons nettoyés,
certains expurgés,
débarrassés de leur gangue
ou de résidus indésirables,
selon la définition de chacun
sons traités
parfois maltraités;
renforcés
amoindris
mélangés
malaxés,
étirés ou raccourcis dans le temps,
séquencés,
déplacés,
pour de trompeuses histoires.

Paysages en fabriques,
admirés,
dénoncés,
caricaturés,
incarnés,
par ou pour l’oreille.

Nouvelles histoires
à croire ou ne pas croire.

Paysage sonore
volonté politique
une approche sonore écho-citoyenne,
une pensée et des gestes d’écosophie sonore
les utopies s’entendent-elles ?

Le paysage,
sonore,
n’est pas fidèle au réel,
mais sans doute un reflet
un miroir déformant
de l’écoute elle-même,
personnelle,
parcellaire,
modelée
contaminée de culture,
et c’est en cela
que le son se fait paysage,
ou bien inversement.

Sources et ressources vives d’inspirations pour un promeneur écoutant

img_1000

Liste non exhaustive, intergénérationnelle non triée, non hiérarchisée, en chantier

 

Jean-Jacques Rousseau (promenades, philosophie)

Raymond Murray Schafer (Paysages sonore, écologie sonore)

Max Neuhaus (Soundwalking, Listen, installations sonores « environnementales )

Guy Debord (Dérives, situationnisme, psychogéographie)

Michel de Certeau (L’invention du quotidien, L’acte de marcher )

Henry David Thoreau (Walden, Walking )

Hildegard Westerkamp (Soundwalking )

Claude Merleau-Ponty (Phénoménologie de la perception)

Gilles DeleuzeFélix Guattari (Écosophie, les 3 écologies)

Michel Foulcaut (Hétérotopie)

Henri Lefebvre (Rythmanalyse, poétique urbaine)

Pierre Sansot (Poétique de la ville, du bon usage de la lenteur, approche sensible)

Alain Corbin (Silence, histoire du sensible)

Jacques Réda (Poésie et marches urbaines)

Élie Tête (Conception d’environnements sonores)

Stalkers (Walkscape, vides urbains)

Richard Long (Land Art, Lign Made by Walking)

John Cage (Silence, aléatoire, écoute)

Myriam Lefkowitz (Marche – Danse, Walk Hands, Eyes a city)

Luc Gwiazdzinski (Géographie, hybridation, nuit)

Mathias Poisson (cartographie sensible, marche blanche)

Hendrik Sturm (Artiste marcheur, penser avec ses pieds)

Jean-Christophe Bailly (Dépaysement, poétique de l’espace)

George Pérec (Espèces d’espaces, tentative d’épuisement d’espace)

Nicolas Bouvier (voyage, usage du monde et altérité)

Gilles Clément (Tiers paysage, Jardin planétaire)

Nicolas Bourriod (Esthétique relationnelle)

Nicolas Mémain (Conférences marchées, GR13)

René Dumont (Écologie)

Ingrid Saumur (Cartographie sensible, paysage)

Myriam Suchet (L’indiscipline, recherche action, penser hors-cadre)

Arne Nass (Écologie profonde, communauté et style de vie)

Pierre Schaffer (Musique concrète, solfège de l’objet musical)

Michel Chion (Acoulogie, Promeneur écoutant)

Francis Alÿs (Marche performance)

Batiste Lanaspèze (Wild Project Editions, GR13)

John Dewey (L’art comme expérience)

Jean-Marc Besse (Cartographie et Cheminements)

Augustin Berque (Géographie, mésologie, écoumène, milieux)

Peter Szendy (Philosophie, écoute)

Pierre Rabhi (Agroécologie, Colibris)

Gilles A Thibergien (Arts et paysages)

IMG_3498.jpg

J’ai, à un moment ou à un autre, croisé ces auteurs-trices, artistes, chercheur-euses activistes de toutes générations, œuvrant dans différentes pratiques, champs d’activités, quelquefois physiquement, d’autres fois, selon les époques ou les aléas de la vie, uniquement par leurs écrits ou productions, factuelles ou intellectuelles.

Il a parfois suffit d’une phrase, de quelques paroles, d’une fragment d’œuvre, d’un récit, d’une image ou d’un son, pour qu’ils/elles m’embarquent dans un univers qui allait, à plus ou moins long terme, infléchir mes travaux, et certainement ma façon de penser, d’écouter, de vivre.

Tant d’autres pourraient y trouver place, cette liste n’étant pas exhaustive loin de là, laissant ainsi toutes les opportunités, envies, aléas, de croiser bien d’autres penseurs activistes.

Je livre cette ressource en l’état, c’est à dire en chantier, forcément inachevée, ce qui peut permettre à ceux et celles qui en ressentent le besoin de la compléter ou retailler à leur façon.

Puisse t-elle ouvrir quelques désirs de cheminer aux grès des pensées et actions, voire de s’en inspirer pour creuser les sillons de la marche, de l’écoute, de l’écologie, quitte à oser des hybridations quasi contre-nature, ou des chemins de traverses hasardeux.

Gilles Malatray aka Desartsonnants

 

NB : Les liens ci-dessus renvoient soit à des sites personnels, biographiques, soit à des textes en ligne, en rapport direct avec la marche, l’écoute, l’écologie…

 

Point d’ouïe bastiais, les oreilles au vent !

9608568204_a404f9c23a_b_d

Atterrissage un brin agité, venté, à l’aéroport de Bastia Poretta en fin d’après-midi pour rejoindre la belle cité bastiaise. Au menu, des rencontres autour des paysages sonores urbains. Tout un programme !

Le premier soir, après un excellent diner où les poissons locaux ravissent nos palais, je décide, comme à mon habitude, de faire une promenade en nocturne. C’est ma troisième venue dans cette ville nichée au pied du Cap Corse, face à la mer, et j’aime toujours autant, et sans doute de plus en plus, l’ayant un brin apprivoisée lors de mes précédentes déambulations, y trabouler, selon l’expression  lyonnaise. Ce terme convient d’ailleurs bien à cette ville pentue, agrippée à la montagne, où l’on peut se glisser de petites rues en placettes, via des escaliers serpentant à flanc de collines.

Ce soir, la météo est capricieuse, très capricieuse même,  en cette fin de janvier. A la fois un ciel dégagé, des températures  clémentes pour l’époque et une alternance de moments calmes, presque endormis, et de sautes de vents tempétueux, dans le vrai sens du terme.

Alors, tout siffle, gémit, craque, claque, gronde… De grosses poubelles en sacs plastiques traversent la rue dans un bruit de friture amplifiée, parfois accompagnées d’une chaise de bar grinçant métalliquement sur la chaussée. La nuit se déchaine dans une série de flux tonitruants, qui rafraichissent soudainement l’atmosphère et déclenchent des tempêtes soniques, balayant et griffant l’espace auriculaire sans ménagement.

Puis, aussi soudainement que ces séquences venteuse sont apparues, tout se calme. Durant quelques instants, la ville semble s’ébrouer en silence, remettant un peu d’ordre dans un espace apaisé, pour un temps durant lequel l’oreille reprend des repères plus sereins. Avant que tout ne reparte de plus belle, dans une sorte de désordre plus frénétique que jamais, les vents d’Ouest étant Oh combien capricieux !

Ces enchainements de tensions et de détentes ravissent au final mes oreilles rafraichies. J’ai choisi de faire halte sur un banc, en évitant toutefois ceux placés sous d’imposants platanes ancestraux, sait-on jamais… Je me délecte alors, solitaire, de ces concerts éoliens aux sonorités si changeantes, si joliment capricieuses. Le vent semble contester l’ordre des choses trop bien établies, ou mettre en garde, en apportant un brin de révolte urbaine incontrôlable et rebelle. Sans doute là une vision très personnelle, métaphore météorologique d’une société traversée de soubresauts sociaux, politiques, autant que climatiques.

Je suis apparemment un des seuls à apprécier ces sautes d’humeur atmosphériques, la ville étant désertée, y compris des automobiles, les rares passants marchant vite, tête baissée, cache-cols remontés sur les oreilles, insensibles à ces tourbillonnements d’air toniques, voire les fuyant au plus vite pour s’en mettre à l’abri.

Le lendemain, le vent est totalement tombé, le soleil brille, la vie et la ville ont repris leurs rythmes de croisière, les terrasses se déploient, les passants et voitures sont de retour. Une journée plus paisible s’amorce, presque radieuse, avant que d’autres déchainements impromptus ne viennent secouer la quiétude ambiante, notamment d’un paysage sonore aux multiples facettes.

Bastia, le 30 janvier 2020, Forum des arts sonores, Semaine du son, accueilli par Zones Libres

https://www.zonelibres.com/

https://www.lasemaineduson.org/

Workshop – MarchÉcouteR – Installer l’écoute (et l’écoutant) dans la Ville

Installer l’écoute (et l’écoutant) dans la Ville

IM1

Logo seul.jpegIM2

 

Quelques pistes pour bien (mieux) s’entendre avec la ville :
Poser une oreille curieuse, ouverte, sensible, au gré des pas, dans des approches esthétiques, écologiques et sociales.
Laisser ses préjugés au vestiaire (beaux sons ou vilains bruits considérés avec le même statut d’objet d’écoute)
Capter des sons (enregistrés), les renseigner, annoter, commenter, faire commenter, constituer un corpus sonore, des objets à re-composer, installer, improviser…
Marchécouter, arpentécouter la ville, seul et/ou en groupe, de jour, de nuit, entre chiens et loups…
Repérer, localiser, cartographier, décrire et écrire des Points d’ouïe; Quelles définitions, quels critères de sélection ?
Imaginer, construire un parcours sonore urbain, via et entre les Points d‘ouïe.
Chercher des postures d’écoute en fonction des lieux, des ambiances, des mobiliers urbains, des événements, des envies de décaler l’écoute, la perception d’une ville entre les deux oreilles…
Inventorier des zones calmes, des oasis sonores, des ZEP (Zones d’Écoutes Prioritaires), des aménités auriculaires, imaginer comment les favoriser, ausculter, protéger.
Inaugurer, officiellement, des Points d’ouïe remarquables, ou non. Des cérémonies tympanaires.
Utiliser les bancs publics comme des affûts auriculaires, bricoler des objets d’écoute, des longue-ouïe pour ausculter la cité.
Imaginer, construire, aménager des lieux d’écoute, y installer des sonorités éphémères.
Diffuser un PAS – Parcours audio Sensible (signalétique, guide, cartographie, géolocalisation, applications embarquées…)
Favoriser les échange entre écoutants, habitants, passants, recueillir des paroles, de ressentis, des sentiments, des souvenirs, des envies, fabriquer des audio-utopies collectives, rêver la ville auditorium, installation sonore à ciel ouvert, à 360°, promouvoir la belle écoute urbaine…
Conserver et valoriser des traces multimédia, construire et partager des récits croisés de ville à portée d’oreilles…

Voir : Gestes, postures, sensorialités
Voir : Directions d’écoute(s)

 

sc zoé
@photo Zoé Tabourdiot

Gilles Malatray – Desartsonnants

Logo seul.jpeg

34 rue Roger Salengro
69009 LYON

Skype : desartsonnants
Portable : +00 33 (0)7 80 06 14 65
Courriel : desartsonnants@gmail.com

Pour en savoir plus

POINTS D’OUÏE ET PAYSAGES SONORES PARTAGÉS

DESARTSONNANTS PROFIL ET PROJETS SUR LINKEDIN

EN ÉCOUTE
EN IMAGES Flickr
EN IMAGES Instagram
EN VIDÉOS
EN TEXTES Scribd
EN TEXTES Academia

Radiophonie

France Culture On Air « Un promeneur écoutant »
France Inter – Le cri du patchwork « Écouter l’environnement »

 

Les choses étant ce qu’est le son !

PIC – Paysage, Improvisation, Concert

Paysage

Improvisation

Concert

PIC
Les choses étant ce qu’est le son

 

Logo seul

 

Intention

Je suis parfois insatisfait de morceler, de diviser, une démarche qui convoque à la fois des approches liées à l’écoute, la musique, ou la création sonore, le paysage, l’écologie voire l’écosophie et des formes de sociabilités sonores.

Comment trouver une cohérence qui puisse servir un propos alliant le faire et la réflexion, avec un large public, non forcément initié ?

Alors je construis un projet , un processus, un démarche qui pourrait tomber à PIC (Paysage Improvisation Concert).

Marcher, écouter, repérer, enregistrer, improviser des paysages en live, à partir des captations sonores captées in situ, faire ré-entendre, en parler... Un projet contextuel, de quelques jours à quelques semaines, que j’ai expérimenté et pratiqué lors de mes dernières résidences artistiques en Russie et au Portugal… Un dispositif à la fois bien cerné pour être efficace, et assez souple pour se confronter à de multiples espaces géographiques.

Des PICs en chantier qui, bien évidemment, ne demande qu’à s’exporter…

gilles-malatray_pas-parcours-audio-sensible-balade_en_ardoinais-anja_desartsonnants_city-sonic_arts-sonores_sound-art_transcultures-2016-1170x777

oreille

sc zoé

Paysage Improvisation Concert

Le projet:

Un promeneur écoutant preneur de son, un travail autour du field recording, du soundwalking, de la lecture/écriture de paysages sonores.

Phase 1

Se promener, magnétophone en main, oreilles aux aguets.

Capter des ambiances, des échantillons sonores, l’esprit auriculaire des lieux.

Les restituer lors d’un PIC (Paysage, Improvisation Concert).

Phase 2

Improviser, lors d’un concert, d’une performance live, à partir des échantillons sonores, non mixés, récoltés in situ.

Possibilité de précéder le PIC d’un PAS – Parcours Audio Sensible (Soundwalk) et de le poursuivre par une conférence/causerie autour des notions de paysages/parcours sonores et points d’ouïe, des rapports esthétique/écologie/sociabilité sonores.

Timing

Cycle court : 2 à 3 jours d’enregistrement, repérage, écoute, dérushage.

Un jour de répétition, concert.

Résidence sur plusieurs semaines, à définir selon le projet

Dispositif

Enregistreur numérique et logiciels audio amenés par l’artiste.

Sur place, un système son stéréo pour la diffusion improvisation.

cfa3b64c-074a-427d-8570-b5117e2b2dce

concert pic

Photos PIC Saint-Pétersbourg/Kaliningrad – Institut Français de Russie Festival Sound Around 2019

 

Desartsonnants


POINTS D’OUÏE ET PAYSAGES SONORES PARTAGÉS

SONOS//FAIRE

DESARTSONNANTS PROFIL ET PROJETS SUR LINKEDIN

34 rue Roger Salengro

69009 LYON

Skype : desartsonnants
Portable : +00 33 (0)7 80 06 14 65
desartsonnants@gmail.com

Pour en savoir plus

EN ÉCOUTE

EN IMAGES

EN VIDÉOS

EN TEXTES