Point d’ouïe, au Crest de l’oreille

61293397_612858402516621_1665157606443036023_n

Crest est une petite ville Drômoise, le tout début du Sud comme on dit parfois dans notre région, surveillée de haut par une imposante tour médiévale, donjon imposant protégeant la cité, la vallée et les Préalpes provençales.
Crest est, dans son centre historique, architecturé en entrelacs de minuscules ruelles pavées, de passages couverts, d’escaliers pentus, accrochés à une raide colline. Bref un beau terrain d’écoute comme vous pouvez l’imaginer.
La cité est bordée par la Drôme, rivière que l’on imagine capricieuse au gré des saisons, des fontes de neige des plateaux du Vercors, aux vues de son lit caillouteux et torturé. Elle longe Crest sans vraiment intégrer la bourgade, séparée du centre par une route très circulante longeant la vallée. Ce cours d’eau reste néanmoins un lieu de promenade très fréquenté que je ne manquerai pas d’explorer.

Rhizome, c’est la structure d’une amie qui m’invite et m’accueille. Une jardinerie urbaine « …qui s’invente autour du végétal dans tous ses états et ses dérives… », nouvellement installée à Usine vivante, sympathique tiers-lieu local.
Un rhizome est une racine nourricière souterraine qui assure le développement le développement, en mode horizontal, de certaines plantes vivaces, en participant au décompactage des sols et à leur enrichissement en matière organique. C’est donc un système racinaire à tout point de vue enrichissant, même si, dans ses excès de fertilité, il favorise le développement parfois invasif de certaines espèces.
Le philosophe Michel Foucault à bâti sa « théorie du rhizome » comme un système, une structure évoluant en permanence, dans toutes les directions horizontales, et dénuée de niveaux. Elle vise notamment à s’opposer à la hiérarchie pyramidal « classique ». On comprend parfaitement ici les références métaphoriques à une pensée politique, sociale, au développement vivace, et qui surtout prône une horizontalité qui lutterait contre les pouvoirs trop pyramidaux, trop inégalitaires donc.

Quand à moi, j’aime à penser ici à une écoute rhizomatique, une arborescence auditive se ramifiant, parfois un brin sauvagement, étendant ses oreilles dans la cité, au bord de l’eau, dans les collines voisines, vers les gens, pour à la fois s’enrichir de ces terreaux sonores, et à la fois tenter d’y amener une écoute nourricière, où la bonne entente s’inspirerait du végétal dans une symbiose fertile.

D’ailleurs en parlant de rhizome/réseaux, mon hôte me fera rencontrer de nombreuses et sympathiques personnes, artistes, jardiniers, fablabteurs, commerçants, et autres engagés dans des associations et tiers-lieux. Prendre le pouls d’une ville, c’est aussi écouter les personnes qui y vivent et animent les lieux.

Il y a d’ailleurs un Crest intime. Celui du centre ville notamment. Un Crest très minéral, pavé de galets et enserré de murs imposants, resserrés sur eux-mêmes. Une tranche de ville un brin secrète, parfois tracée de longues rue droites, parfois, en faisant des pas de côté, sillonnée de rues capricieuses, avec des coudes et des détours surprenants. Villes idéale à la pratique de dérives, pour reprendre un mot cher à « Rhizome ». Cette espace là, arpenté de long en large et en travers, pour ne pas dire parfois en hauteur, donnera lieu à une première PAS – Parcours Audio Sensible, centré sur la ville intime et minérale. Intime certes, mais pas toujours si sage qu’elle en à l’air de prime abord. Parfois même loin de la vision un brin fantasmée, vue de l’extérieure, avec son soleil, ses richesses architecturales, ses multiples artistes et activistes… Si cette vision n’est pas complètement erronée, une semaine d’arpentage, oreilles tendues, vient écorner l’image de ce petit paradis, en grattant la surface pour regarder et écouter la ville de plus près. On y découvre aussi ses misères sociales, ses violences même, ces réseaux où circulent beaucoup de « produits » pour le moins stupéfiants. Je ne voudrais pas ici noircir le tableau, mais juste le rendre plus proche d’une réalité qui peut très vite nous échapper lorsqu’on traverse cette petite bourgade, pouvant se révéler moins quiète lorsqu’on l’arpente à l’envi.

1020x765

Le minéral creusera donc un premier cheminement, que nous explorerons publiquement en fin de semaine, entre chiens et loups. Départ de jour puis, progressivement, glissement vers une obscurité qui donnera un peu plus d’intimité à notre périple urbain. Ici, des voix, lointaines, proches, riantes, chantantes même, pour adoucir la vision plus négative évoquée auparavant. Au détour d’un passage improbable, entre deux « tunnels » de pierres, deux hommes ont dressé une table pour y prendre un apéro, et nous saluent avec bonhommie. Plus loin, une dame assise sur une placette déserte, en silence, entourée de chats. Ailleurs encore, des amis ont sorti leurs instruments pour égrener tout un répertoire de chansons Françaises. Nous les croiserons à différentes reprises, les écoutant dans différentes postures, dont une, en aveugle, très proches, sous un porche voisin. Bel effet acoustique, voire acousmatique (écouter sans voir les sources). Les voix, même fugaces, fantomatiques, mobiles, seront une trame sonore s’accrochant ou rebondissant sur des espaces minéraux, que feront résonner discrètement le bruit de nos pas à la lenteur assumée. Ces espaces/temps nocturnes favorisent une écoute renforcée par la connivence d’un riche silence partagé. Une bonne heure durant, il sera fort, presque tangible, comme un lien entre nos oreilles complices. Des moments que j’apprécie toujours à la leur juste valeur, celle notamment d’écoutants vivant une expérience sensible et avant tout humaine, sans autre artifice que nos corps-antennes exacerbés, dans le bon sens du terme.

ob_5b5ea3_capture-d-e-cran-2019-02-19-a-09

Deuxième exploration, elle aussi finalisée par un PAS collectif, diurne celui-ci, Crest entendu côté Drôme.
Nous partirons d’un jardin, le beau jardin pédagogique de Jean-Guy. Ce dernier s’active, plantoirs en main, sourire aux lèvres, à initier de jeunes jardiniers en herbe si je puis dire. Encore de la transmission, du rhizomatique, du végétal à portée de main et d’oreilles.
Après un petite mise en condition, de nos oreilles justement, nous nous ébranlons, toujours lentement, toujours en silence, sous un chaud soleil, vers un parc, première transition vers la rivière Drôme.
Un vent assez soutenu fait bruisser sur nos têtes les peupliers trembles (Populus tremula), les bien nommés , sous lesquels nous nous arrêterons pour profiter de leur doux frémissement. Mouvement subtile qui donne au vent une véritable concrétude auriculaire.
La traversée d’une aire de jeux pour jeunes enfants vient égayer le paysage de rires et de cris.
De points d’ouïe en point d’ouïe, nous gagnons les rives.
Les galets roulent et bruissent sous nous pas.
Des saules arbustifs nous guideront, traçant des cheminement erratiques, vers des passages longeant le cours d’eau. Eau omniprésente, acoustiquement, même si parfois on la perd de vue. Le bruit du vent à d’ailleurs, par une fondue progressive, céder la place au chuintement aquatique, courant dévalant, ou tout au moins s’y est joint au point de parfois ne plus savoir qui dit quoi.
Il y a là une belle collection de clapotis, chuintements, bruits blancs, et autres soupirs d’espaces où l’eau se fait plus étale. On s’essaie à différents jeux sonores, petites sonorités rapportées, oreilles dirigées du creux des mains en pavillons, auscultations et longue-ouïes…
Retour aux sources, celles de l’Usine qui nous accueille ce jours.

Après ces deux PAS, tellement différents, le silence rompu, les langues se délient.
Ce qui nous a interpellé, touché, questionné, surpris, charmé, dérangé, amusé… Cette bascule de l’expérience vécue vers sa verbalisation, pour ceux qui le souhaitent, rien n’est imposé, ni même proposé, se passe ce qui doit se passer, en réactions intuitives. Souvent, les écoutants expriment le désir de recommencer, de poursuivre, d’explorer plus avant les lieux de l’oreilles, de se construire de nouveaux territoires d’écoute… Et comme c’est justement l’un des but du jeu…

Je repartirai de Crest avec de nouveaux sons en tête, rhizomatiques, minéraux, végétaux, aquatiques, éoliens, humains, avec de nouveaux épisodes audiobaladologiques, des sons captés, des notes prises, personnes rencontrées, nouveaux récits donc.
Et déjà la tête dans les PAS qui arrivent, de Saint-Pétersbourg à Rabastens, dans le Tarn, puis dans la Sierra des Estrella, sur les hauteurs de Coïmbra.
Une carte postale sonore, en chantier, viendra illustrer, voire peut-être contredire ces premières impressions couchées sur la papier.

Un grand merci à Séverine de Rhizome et à Ludo son compagne, à l’Usine vivante et Radio Saint Féréol, de m’avoir invité et accueilli dans ces nouveaux PAS.

 

Album photos Rhizome – Crest centre nocturne : https://photos.app.goo.gl/fWjyHtKpmEskpiiM8

Album photos Rhizome – Crest Drôme diurne : https://photos.google.com/album/AF1QipP-pyqDt92pTdx2ml0YGU_3dFX8RjaTwrJbKFrj

 

 

En écoute

De la continuité dans les PAS

32928637616_d92db5f28f_b

Fin des années 80, tout début des années 90, lorsqu’ avec l’association ACIRENE, je commençais à marcher pour écouter le Haut-Jura, à repérer les lieux qui sonnent, partager ces écoutes paysagères avec nombres d’écoliers, d’enseignants, je ne me doutais pas que, trente ans plus tard, cette pratique serait plus que jamais au cœur de mon travail.

Depuis, j’ai testé moult chemins de par le monde, parcours, postures, objets, tout cela en centre ville comme en périphérie et en rase campagne, dans de modestes comme de monumentaux espaces.

J’ai rencontré et rencontre encore nombre de marcheurs activistes, écoutants, regardants, aménageurs, artistes ou écologistes, philosophes ou chercheurs de sacré, de spiritualité, de retour sur soi, de l’altérité, marcheurs prônant la revendication, ou la simple beauté du geste de mettre un pied devant l’autre.

J’ai confronté la vue et l’ouïe, voire tous les sens en alerte, en éveil, odeurs, matières, poids de mon propre corps, sensations kinesthésiques, pluri-sensorielles, parfois synesthésiques.

J’ai arpenté des territoires singuliers, seul ou accompagné, de jour comme de nuit, essayant d’en faire un récit, parfois à plusieurs voix, via les sons, les gestes, les mots, l’image, ou toute autre représentation selon les projets et rencontres.

J’ai lu des pages et des pages autour du paysage sonore, de l’écologie sonore, du soundwalking, balades écoutes, qui ont progressivement donné naissance à mes propres PAS – Parcours Audio Sensibles, les ont nourris, épaissit, assurés.

J’ai consulté et suivi nombre de travaux, expériences d’artistes activistes marcheurs, créateurs sonores de tous bords, et eu très souvent avec eux de riches échanges, souvent en mobilité.

J’ai organisé ou participé à l’organisation de petits ou plus grands événements sur ces sujets, ai encadré beaucoup de workshops, donné des conférences, participé à des rencontres, forums, journées de travail, dans de multiples lieux, institutions, espaces associatifs, culturels, souvent en plein air

J’ai accumulé et commencé de trier des milliers de pages, des adresses de sites, mémoires, thèses articles, cartographies…

J’ai enregistré des heures et des heures, retravaillant parfois ces collectages en créations sonores, radiophoniques, installations environnementales, concerts/performances live…

J’ai tenté de croiser des approches esthétiques, environnementales, sociales, des questions autour de l’urbanisme, l’architecture, l’aménagement urbain, l’espace public, l’écoute partagée

J’ai inauguré des points d’ouïe, raconté ou lu des histoires en marchant, donné la cadence et rythmé les déambulations sensibles, ses pauses, à nombre d’oreilles curieuses et souvent surprises.

J’ai cherché tant le dépaysement, les lisières, les décalages, les singularités, que des formes d’universalités, des communs partageables ici et là, avec un maximum de personnes, dans un langage je l’espère accessible au plus grand nombre, et parfois-même dans le plus profond silence !

Après avoir testé bien des technologies, processus, dispositifs, plus ou moins hi-tech, je suis revenu essentiellement à l’essence de la « marchécoute » à oreilles nues, ce qui ne m’empêche pas de temps à autre, une incursion ponctuelle vers des systèmes plus « branchés ».

J’ai tenté de mettre en place de modestes outils pour engager des recherches-actions, entre art, science et sociabilité auriculaire, en privilégiant souvent l’aménité stimulante contre la tragédie sclérosante, sans pour autant dénier les dangers environnementaux ambiants et Oh combien contemporains.

Je me suis appuyé sur des formes de rituels auriculaires, de cérémonies d’écoute.

Je me suis beaucoup inspiré de philosophes pour creuser l’idée de la marche, de l’écoute, du paysage, de Foucault à Merleau-Ponthy en passant par Montaigne, Husserl, Adorno, De Certeau, Guattari, Deleuze, Thoreau, Benjamin… histoire de prendre un brin de recul sur mes spontanéités in situ, de relier des choses, des pensés et des gestes, des gens et des expériences…

Mais aussi de m’inspirer de l’écriture de Georges Pérec, Will Self, Jacques London, Jacques Réda…

Entre le contextuel et le relationnel, la conscience écologique et sociale, j’ai essayé de garder une certaine éthique dans des approches, où la rencontre est, plus que le « produit », au centre de mes préoccupations, la façon de faire ensemble primant sur la réalisation finale.

Malgré l’emploi de l’imparfait, ici celui du récit, faisant traces d’un parcours jalonné d’écoutes toujours renouvelées, j’écris par ce temps conjuguant le passé, mais étant avant tout le témoin d’actions à long terme, toujours en cours, d’un chantier sans cesse en recherche de nouveaux développements.

Bref après un cheminement qui commence à constituer une entreprise assez conséquence, et pour moi intellectuellement fertile, à défaut de l’être économiquement, j’ai l’impression que tant de choses restent à penser, à marcher, écouter, raconter, partager, construire, hybrider…

Les sentiers de l’écoute

Dans un modeste PAS

138560653_f767e663a5_z_d

Le sentier, ou plus joliment dit la sente, est pour moi une possibilité, une discrète voie offerte, ou à m’offrir, pour quitter l’arrogance de la Cité, l’imposition de la rue, et même la sagesse du chemin, fut-il de traverse.

C’est ainsi une façon de me laisser gagner par une douce forme d’insécurité, que je ressens intérieurement comme féconde et revitalisante.

Sortir des sentiers battus ne me fait pas pour autant emprunter les sentiers de la guerre, tant s’en faut !

Sentir n’est pas forcément parcourir le sentier, même si cette idée qui m’effleure, faussement étymologique, ne m’aurait pas déplu, bien au contraire !

La sente, étymologiquement Semina, n’est pas sans me rappeler la semence, la fertilité, comme une modeste mais généreuse offrande au corps et à l’esprit.

L’arpentage de multiples sentes m’a fait, et me fait encore, découvrir quantité d’infimes parcelles de paysages. Paysages qui m’échappent sans cesse, s’estompant au détour d’un buisson foisonnant, d’un muret moussu, d’un jardin abandonné, et filant vers d’autres espaces replis, où mon oreille-même peut s’en trouver surprise, désarçonnée dirais-je innocemment.

Si la sente existe bel et bien, le verbe senter n’a pas que je sache d’acception, alors que, par le jeu de l’homonymie, il crée, par cette facétie, une relation des plus intéressantes.

Le sentier me fait prendre de travers de vagues terrains ou des terrains vagues, avec parfois la poétique du vague à l’âme, un quasi effet Wanderer, qui pourrait m’entrainer en des terrains à peine défrichés, donc à peine déchiffrés. Un PAS de côté que je fais et refais à l’envi

C’est alors que je me rends compte qu’il me reste tant de choses paysagères à lire et à relire, pour mieux pouvoir les écrire, dire et redire.

La sente me met également à l’épreuve de l’intime, de mon intimité, quitte à accentuer positivement mes propres indécisions, incertitudes et contradictions.

Son étroitesse sinueuse ne m’offre souvent que des perspectives restreintes, me ramenant à jouir de l’instant présent, sans autre motivation qu’un plaisir immédiat – Carpe Diem (quam minimum credula postero), pour m’échapper un moment au stress ambiant in progress. Lui échapper n’est pas cependant le fuir.

Et en ce qui concerne mon écoute, mon écoute en sentier, je tente de la contenir humblement aventureuse, pour éprouver, ou opérer la syntonie de discrets espaces, tout à la fois physiques et mentaux.

Dans un infime craquement, ruissellement, chuintement, le paysage en sentier s’accommode de peu, voire fuit sans détours l’exubérance sur-enchérissante.

Je retrouverai celle-ci au premiers détours de la ville, car paradoxalement, elle me manquerait bien vite, et je fais là un grand écart assumé.

Néanmoins, emprunter un sentier me fait me retrouver au cœur d’un paysage, y compris sonore, en règle général paisible, sans trop d’artifices, qui me replace, dénudé d’une pesante vanité, dans une chaine bien vivante. Et c’est dans cette chaine complexe, que la sente contribue à me rappeler, régulièrement, le fait je ne suis in fine qu’un très modeste et infime maillon, promeneur écoutant impénitent.

 

Points d’ouïe – Rencontres Made of Walking – « Une table des marches » – La Romieu

Made of Walking  2017 – A Table o Walks – Une table des marches »

Écoutez la terre

table-of-walks1-la-romieu

 

La Romieu 27 August – 1 September

A first glimpse of the program in progress:
Stefaan van Biesen & Annemie Mestdagh (Belgique): A Scent of Silence (workshop/walk)\
Leo Kay (Bruxelles, Belgique) : Exploring porosity and allowing oneself to get (workshop)
Panagiota Mavridou (Grèce) and Anastasia Peki: Listening for a common ground (listening walk – workshop – improvisation)
Pam Patterson and Leena Raudvee (Toronto Ca): Listening – On the Architecture of Aging (walk – participative performance)
Julie Poitras Santos: (Portland, Maine – USA) hlystan (walk – participative performance)
Ruth Broadbent (Oxford – UK) : Walking a Line: encounters through drawing (walk -workshop)
Isabelle Clermont  (Trois Rivières – Québec) : To the path of stars (listening/sound walk – workshop)
Ienke Kastelein (Utrecht – Pays-Bas) : walking in circles and lines (listening walk – participative performance)
Ivana Pinna ( Barcelone Italie) and Angeliki Diakrousi (Patras Gèce) : My way home (sound walk)
Katerina Drakopoulou (Athènes – Grèce) 22 stops (walk – participative performance)
Wendy Landman( Boston – USA) : Listening to walking/Making space to listen (conference)
Gilles Malatray (Lyon – France) : PAS – Parcours Audio Sensible, une expérience partagée- Sensitive Audio Walk, a shared experience (listening / sound walk)
Peter Jaeger (London – UK) Midamble (walk – durational reading-performance)
Carol Mancke ( London – UK) Circling back-thinking through (an open table of walks)
Geert Vermeire ( Bruges – Belgique) : Just a walk (silent walk)
Christian Porré, Stefaan van Biesen and Geert Vermeire: En Balade avec Rimbô (sound walk)
Jeanne Schmid  (Lausanne – Suisse) : Mains sur paysage (walk)

CONFÉRENCE – SOUNDWALKING

 

LE SOUNDWALKING

« L’ÉCOUTE EN MARCHE »

24979509949_993be0bbb5_z

CONFÉRENCE DONNÉE À L’ÉCOLE D’ARCHITECTURE ET D’URBANISME DE MONS

Avec Transcultures et l’UMons, dans le cadre du cycle « Territoires numériques augmentés » – Le 25 février 2016

 

Vidéo de Zoé Tabourdiot

 

https://transcultures.be/2016/02/10/conference-cycle-territoires-augmentes-gilles-malatray-soundwalking/

La suite en février 2017, où Desartsonnants encadrera une semaine de workshop au sein de l’école d’architecture et d’urbanisme de Mons, avec les mêmes partenaires. Une façon de passer à la pratique de terrain, de la promenade écoute à l’écriture et mise en scène de paysages sonores urbains, des parcours d’architectures sonores partagées.

Merci à Lydia Bollen, Philippe Franck, Lucie knockaert,  de leur accueil permettant à Desartsonnants de développer des Sonic projets  et de belles rencontres.

Enregistrer