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À la demande de certains de mes suiveurs marcheurs, je remets en place une lettre d’infos (en principe mensuelle), pour savoir où Desartsonnants promène pieds et oreilles, où marchécouter de concert, où venir lui faire un brin de causette, boire un verre…

Pour s’abonner, c’est par ici.

 

Workshop – MarchÉcouteR – Installer l’écoute (et l’écoutant) dans la Ville

Installer l’écoute (et l’écoutant) dans la Ville

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Quelques pistes pour bien (mieux) s’entendre avec la ville :
Poser une oreille curieuse, ouverte, sensible, au gré des pas, dans des approches esthétiques, écologiques et sociales.
Laisser ses préjugés au vestiaire (beaux sons ou vilains bruits considérés avec le même statut d’objet d’écoute)
Capter des sons (enregistrés), les renseigner, annoter, commenter, faire commenter, constituer un corpus sonore, des objets à re-composer, installer, improviser…
Marchécouter, arpentécouter la ville, seul et/ou en groupe, de jour, de nuit, entre chiens et loups…
Repérer, localiser, cartographier, décrire et écrire des Points d’ouïe; Quelles définitions, quels critères de sélection ?
Imaginer, construire un parcours sonore urbain, via et entre les Points d‘ouïe.
Chercher des postures d’écoute en fonction des lieux, des ambiances, des mobiliers urbains, des événements, des envies de décaler l’écoute, la perception d’une ville entre les deux oreilles…
Inventorier des zones calmes, des oasis sonores, des ZEP (Zones d’Écoutes Prioritaires), des aménités auriculaires, imaginer comment les favoriser, ausculter, protéger.
Inaugurer, officiellement, des Points d’ouïe remarquables, ou non. Des cérémonies tympanaires.
Utiliser les bancs publics comme des affûts auriculaires, bricoler des objets d’écoute, des longue-ouïe pour ausculter la cité.
Imaginer, construire, aménager des lieux d’écoute, y installer des sonorités éphémères.
Diffuser un PAS – Parcours audio Sensible (signalétique, guide, cartographie, géolocalisation, applications embarquées…)
Favoriser les échange entre écoutants, habitants, passants, recueillir des paroles, de ressentis, des sentiments, des souvenirs, des envies, fabriquer des audio-utopies collectives, rêver la ville auditorium, installation sonore à ciel ouvert, à 360°, promouvoir la belle écoute urbaine…
Conserver et valoriser des traces multimédia, construire et partager des récits croisés de ville à portée d’oreilles…

Voir : Gestes, postures, sensorialités
Voir : Directions d’écoute(s)

 

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@photo Zoé Tabourdiot

Gilles Malatray – Desartsonnants

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34 rue Roger Salengro
69009 LYON

Skype : desartsonnants
Portable : +00 33 (0)7 80 06 14 65
Courriel : desartsonnants@gmail.com

Pour en savoir plus

POINTS D’OUÏE ET PAYSAGES SONORES PARTAGÉS

DESARTSONNANTS PROFIL ET PROJETS SUR LINKEDIN

EN ÉCOUTE
EN IMAGES Flickr
EN IMAGES Instagram
EN VIDÉOS
EN TEXTES Scribd
EN TEXTES Academia

Radiophonie

France Culture On Air « Un promeneur écoutant »
France Inter – Le cri du patchwork « Écouter l’environnement »

 

Les choses étant ce qu’est le son !

PIC – Paysage, Improvisation, Concert

Paysage

Improvisation

Concert

PIC
Les choses étant ce qu’est le son

 

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Intention

Je suis parfois insatisfait de morceler, de diviser, une démarche qui convoque à la fois des approches liées à l’écoute, la musique, ou la création sonore, le paysage, l’écologie voire l’écosophie et des formes de sociabilités sonores.

Comment trouver une cohérence qui puisse servir un propos alliant le faire et la réflexion, avec un large public, non forcément initié ?

Alors je construis un projet , un processus, un démarche qui pourrait tomber à PIC (Paysage Improvisation Concert).

Marcher, écouter, repérer, enregistrer, improviser des paysages en live, à partir des captations sonores captées in situ, faire ré-entendre, en parler... Un projet contextuel, de quelques jours à quelques semaines, que j’ai expérimenté et pratiqué lors de mes dernières résidences artistiques en Russie et au Portugal… Un dispositif à la fois bien cerné pour être efficace, et assez souple pour se confronter à de multiples espaces géographiques.

Des PICs en chantier qui, bien évidemment, ne demande qu’à s’exporter…

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sc zoé

Paysage Improvisation Concert

Le projet:

Un promeneur écoutant preneur de son, un travail autour du field recording, du soundwalking, de la lecture/écriture de paysages sonores.

Phase 1

Se promener, magnétophone en main, oreilles aux aguets.

Capter des ambiances, des échantillons sonores, l’esprit auriculaire des lieux.

Les restituer lors d’un PIC (Paysage, Improvisation Concert).

Phase 2

Improviser, lors d’un concert, d’une performance live, à partir des échantillons sonores, non mixés, récoltés in situ.

Possibilité de précéder le PIC d’un PAS – Parcours Audio Sensible (Soundwalk) et de le poursuivre par une conférence/causerie autour des notions de paysages/parcours sonores et points d’ouïe, des rapports esthétique/écologie/sociabilité sonores.

Timing

Cycle court : 2 à 3 jours d’enregistrement, repérage, écoute, dérushage.

Un jour de répétition, concert.

Résidence sur plusieurs semaines, à définir selon le projet

Dispositif

Enregistreur numérique et logiciels audio amenés par l’artiste.

Sur place, un système son stéréo pour la diffusion improvisation.

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Photos PIC Saint-Pétersbourg/Kaliningrad – Institut Français de Russie Festival Sound Around 2019

 

Desartsonnants


POINTS D’OUÏE ET PAYSAGES SONORES PARTAGÉS

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PAS – Parcours Audio Sensible et Points d’ouïe en Roannais

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Samedi 05 octobre 2019, je suis invité par la Médiathèque de Roanne Agglomération, pour effectuer un PAS – Parcours Audio Sensible, lors d’une rencontre que la structure de lecture publique a judicieusement nommé Point d’Ouïe.

La journée se divisera en deux temps. Le matin 3H30/4H00 de repérage dans le quartier de la médiathèque.
L’après-midi, un PAS collectif suivi d’une petite causerie.

Malgré un temps incertain, un ciel noir roulant de lourds nuages, quelques gouttes éparses durant midi, et un vent frais le matin, je me mets en marche d’écoute.
Si certains quartiers semblent évidents à l’oreille (et au regard), d’autres le sont moins. Les accroches auriculaire et ambiances visuelles ne sautent pas aux oreilles, ni aux yeux.
Le quartier que j’explore est de ceux-là. De grands boulevards tirés au cordeau, des alignées de bâtiments sagement disposés, pas de relief pour prendre un peu de hauteur.
Il faut aller creuser le terrain, le passage, l’interstice, la ruelle, le délaissé, bref, un brin encanaillé l’oreille, le pied et le regard, pour décaler une perception d’un lieu où chercher les aspérités sensibles, les petites surprises urbaines.

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Je commence a avoir, modestement, une certaine expérience en ce domaine, naviguant de l’oreille et de l’œil pour dénicher là où installer des écoutes, expérimenter des auscultations intimes, questionner les promeneurs écoutants sur la place su son…

En fin de repérage, je choisis un banc et une table dans un petit parc public, pour m’adonner à un petit jeu d’écriture descriptive en temps réel, c’est à dire celui de la fenêtre temporelle de l’écoute.

11H30/12H00
Angle de plusieurs rues, face à une place, la place du Champ de foire
Assis sur banc d’écoute et table de pic-nique, dans un petit jardin public, square urbain, point d’ouïe/arrêt sur sons.

Des oiseaux piaillent, différents, discrets, mais néanmoins bien présents.

Des voitures, beaucoup de voitures parfois, de toutes sortes, plus ou moins audibles, vrombissantes ou feutrées, selon les flux et les cassures des aux feux tricolores, le vent.

Des piétons, adultes passant rapidement, presque furtivement, peu nombreux, souvent solitaires, donc peu bavards; des bruits de pas qui réveillent l’espace à gauche, puis à droite, en étalons de l’espace acoustique ambiant.

Champ de foire

Un bus s’arrête à quelques mètres, à la station « Champ de foire », ligne 3, direction de Mably. Il ronronne, souffle parfois, une annonce vocale st très audible lors de son redémarrage.

Bruits de balai à droite, dans un couloir à la porte ouverte qui fait caisse de résonance.

Du vent, petites rafales fraiches, qui froissent les feuilles jaunissantes d’un catalpa et trainent au sol différents objets de plastic râlant la terre du square; des traces audibles du souffle d’Éole.

Un moto de petite cylindrée rugit en montant nerveusement ses régimes de vitesse, alors que d’autres scooters bourdonnent plus mollement.

Un instant de presque rien. De calme soudain, seule un rumeur ténue autant que tenace subsiste au loin.

La ville paraît un brin endormie à l’oreille, ce samedi midi, les Universités voisines étant fermées.

Un homme sur le trottoir d’en face, marche, silencieux, en tout cas de mon banc, trop d’interférences s’interposent entre lui et son oreille.

Une musique rythmée, ponctuée de basses rageuses, s’échappent d’une voiture discothèque.

Une petite mouche marche sur la table, à quelques centimètres de mon calepin, elle aussi comme un symbole d’un infime silence en mouvement.

Un coup de klaxon bref et isolé fait sursauter l’espace alentours. Un autre est amoindri par l’angle d’un bâtiment, un troisième, plus volontaire, pestant pour que le flux automobile redémarre. Ce qu’il ne tarde pas à faire.

Les voitures ébranlées, des passereaux reprennent le dessus du concert urbain, dans des tranches de calmes relatifs, réapparaissant à l’oreille en pointillés, figures sur fond.

Le vent est tombé, expression étrange, dans une atmosphère se traduisant par une impression de calme renforcé, les arbres se sont tus, le ciel c’est noirci, pourvu que…

Une portière claque à gauche. Petite voiture me semble t-il à l’oreille.

Un jeune homme passe en téléphonant, une pie semble lui répondre, perchée sur un érable lacinié.

Des talons, presque imperceptibles, mais en tendant l’oreille, je zoome pour les garder en ligne de mire (sonore).

Je commence à me refroidir, immobile sur mon banc d’écoute, je vais donc quitter cette posture d’énumération/portrait ponctuel, sorte de petite carte postale auditive instantanée.

C’est un exercice que j’affectionne, c’est comme faire des gammes pour les oreilles. Hier encore, je conseillais à des étudiants de l’école d’architecture de Lyon Vaulx-en-Velin, avec qui nous travaillons sur la notion de Point d’ouïe, de s’y adonner, pour développer leur ses de l’écoute, mais aussi la sensibilité et le plaisir auriculaire lié aux lieux arpentés.

Et encore un immense merci à Georges Pérec, dont certains auront peut-être reconnu ici les influences de sa « Tentative d’épuisement d’un lieu parisien »; œuvre qui ne cesse de m’inspirer, comme un outil de perception élargie, de rendu et de matière à créations, écrit incontournable.

Après une petite pause restauration, je reprends le chemin de la médiathèque pour attendre mes promeneurs écoutants. Ils sont une vingtaine d’inscrits et seront tous présents rendez-vous. Groupe intergénérationnel, d’une dizaine d’années pour deux enfants, jusqu’à plusieurs dizaines d’années pour d’autres.

Nous partons un peu à l’écart de la médiathèque pour échapper aux automobiles.
Comme à l’accoutumée, quelques mots sur les origines, les pratiques et les desseins des PAS, ou Soundwalks.

Nous mettons nos oreilles en situation, jouant à focaliser, à orienter l’écoute par un jeu de mains plus ou moins ouvertes ou fermées autour de nos pavillons. Petite gymnastique auriculaire douce, exploitable à l’envi le long du parcours.

Le silence est installé, nous partons lentement.

Le silence sera vraiment un acteur du groupe, une composante, une forme de réceptacle sonore, et aussi de lien, ou liant notre communauté écoutante d’un instant.

Nous testerons l’angle d’une architecture orientant l’écoute,
une passerelle bordée de buissons et d’herbacées caressés par le vent,
le dessous d’arbres aux feuilles bruissonnantes,
un parking désert où j’installerai, de façon éphémère, de vrais faux chants d’oiseaux,
des ruelles calmes,
une cour intérieure en friche où nous ausculterons minéraux et végétaux,
un passage étrange entouré de barrières et poteaux métalliques que nous ferons sonner, et sur lesquels nous colleront oreilles et stéthoscopes, improvisant de petites musiques inaudibles à oreille nue…
Des cassures, ruptures, enchainements, passages intimes cherchant à échapper à l’uniformité des grands axes, espaces décalés où expérimenter des postures d’écoutes collectives… Le parcours se boucle par un retour à l’université voisine.

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Nous ferons une dernière étape/arrêt autour de bancs et de tables, dans le jardin du campus, pour libérer la parole, et les échanges qui, en général, ne manquent pas, après plus d’une heure de déambulation silencieuse.

Les deux jeunes enfants, qui ont fait preuve d’une remarquable attention, d’un silence amusé, complice, ont joué avec tous les objets et postures d’écoute que j’ai proposé, ouvrent le feu. Ils sont ravis, et parlent de tout ces petits bruits glanés ça-et-là. Pour eux un terrain de jeux sonores.
Les adultes ne sont pas en reste.
On commence par parler de l ‘expérience vécue, des perceptions, décalages sensoriels, plaisir de faire lentement, en silence, en groupe… Mais aussi de la place importante du moteur en ville, de la recherche de calme que cela inclue, des gommages que notre cerveaux s’échine à faire pour lui échapper au mieux que faire se peut.
Les échanges élargissent progressivement l’expérience vers des problématiques liées à l’écologie sonore, la place des technologies, de l’architecture, de ce que l’artiste, ou tout au moins l’écoutant sensible peut infuser dans des approches qualitatives, esthétiques, sensorielles.
Puis le débat s’élargit encore vers des problèmes écologiques actuels plus globaux, les dysfonctionnements, et le terme est gentil, les solutions, l’éthique et la responsabilité de chacun, les questions de sociabilité face à des situations parfois exacerbées…
Bref, nous refaisons le monde, ou une partie, par le biais d’une écoute qui vient réactiver la parole.
Nous causerons ainsi une heure.
Via ces partages d’expériences « marchécoutées », ces mini agoras parfois, comme ici, très informelles, constituent des moments que j’apprécie tout particulièrement, qui font intrinsèquement partie de la marche, voire de la dé-marche d’écoute.

Desartsonnants, presse, flyers, programmes, actus, affiches…

Un press book élargi et Desartsonnants

 

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Par ici : https://www.academia.edu/40686963/Desartsonnants_pr%C3%A9sentation_articles_de_presse?fbclid=IwAR10ndEzfnsvl449EwjxOJ3vMzqu_Q9vSfBHV4T93SEvR65I-67mVi1yr6s

Acronymes et rituels d’écoute Desartsonnants

IPO – Inaugurations de points d’ouïe

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ZEP – Zone d’écoute prioritaire

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ZAD – Zone acoustique à Défendre

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PAS – Parcours Audio Sensible (collectif)

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PDE – Parcours en duo d’écoute

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RADIO – Rencontre Audiobalodologique d’Images Ouïssibles

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MER – Marche d’Écoute Ralentie

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AME – Atelier de Marche Écoutante

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À tester in situ