Carnet de voyage, de point d’ouïe en point d’ouïe

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Mon carnet de voyage, toujours en chantier, est fait de sons et de silences, d’ombres et de lumières, de couleurs et de matières, d’odeurs et de goûts, de visages et de paysages, d’architectures et de natures, de haltes et de mouvements, de trajectoires et d’errances, et surtout, d’une infinité de réminiscences furtives…

L’imprécision chronique d’un réel parcellaire, où le corps et l’esprit semblent pourtant trouver ce qui pourrait faire sens, enracine moult paysages sensibles, complexes, aussi présents que volatiles, dans une mémoire vibrante.

Se nouent ainsi à l’envi, des espace-temps déliés ou entremêlés à l’aune des périples cheminants.

Strate par strate, se compile un mille-feuilles à jamais inaccompli, un sédiment mémoriel où la pensée s’aventure parfois, sans doute pour se rassurer d’être encore bien là, et d’aller de l’avant.

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PAS – Parcours Audio Sensible Stéphanois

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PAS – Parcours Audio Sensible Stéphanois, histoire(s) et mémoire(s)

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Préambule

Invité par le collectif Carton Plein à des PAS – Parcours Audio Sensibles, dans le cadre de  la Biennale international de design à Saint-Étienne, nous commençons, comme d’habitude, par un repérage. Il est effectué en compagnie de trois acteurs du collectif, lequel est implanté dans le quartier de la place du Peuple, lieu emblématique et historique de la cité stéphanoise. Cette association travaille à former un dynamisme associatif, de créativité, de richesse culturelle liées au passé industriel et à l’immigration, en développant le pouvoir d’agir citoyen sur la ville. Un ami musicien, coutumier des repérages, joint sa paire d’oreilles aux nôtres pour la deuxième partie du repérage en après-midi, plus on est, plus on ouït
C’est donc, par un temps très humide, et après un petit débriefing, que nous allons explorer, à partir de balades déjà repérées par Carton Plein, les alentours, en tachant de nous imprégner de leurs ambiances acoustiques, et autres.

Dialogues
Le collectif Carton plein, avec ses artistes, architectes, designers, ingénieurs du son, sociologues est un collectif à géométrie variable, très investi dans l’histoire sociale de la ville, de sa mémoire, de ses traces, par les rencontres avec les habitants, les acteurs associatifs, les politiques…
Les acteurs locaux me sont donc, dans une phase de repérage, des ressources amies des plus efficaces pour plonger rapidement corps et oreilles dans la cité à marcher écouter.
Ils me guident, me racontent, me font rencontrer des commerçants, des acteurs associatifs, parfois au débotté, de façon impromptue, action sérendipienne sans doute.
ils accélèrent mon appropriation temporaire des quartiers alentours, et le fait d’écouter/dialoguer/déambuler avec eux facilite grandement mon premier « frottage  territorial » dans une cité beaucoup plus cosmopolite, voire parfois hétéroclite que je n’aurais pu le penser de prime abord. En effet, lors  de déambulations vagabondes, la complexité de ces rues, de cette cette ville stratifiée, apparaît au fil des pas.  Stratification y compris invisible, jusque dans son sous-sol gruyère minier… Et ces aspects cosmopolites et hétéroclites ne sont pas, pour moi, négatifs, mais sans doute au contraire agissant agissent comme de puissants stimulants, une activation d’une curiosité vivace à découvrir la ville, celle qui ne s’offre pas toujours de prime abord au passant extérieur que je suis.

Histoire(s) et a priori
Pour moi, la cité stéphanoise, pourtant voisine de mon port d’attache lyonnais, était essentiellement qualifiée par une histoire liée à la Révolution industrielle, manufactures, mines, développement de grandes chaines commerçantes, naissance de la VPC (Vente Par Correspondance ur catalogue)…
Et sur le terrain, je découvre une ruelle, cœur historique, où subsistent de très beaux bâtiments fin Moyen-âge, Renaissance. La ville a donc une histoire beaucoup plus ancienne que je ne l’imaginais, même si elle a vu son explosion démographique dopée par l’industrie, en l’occurrence minière, avant que le mouvement inverse ne s’amorce avec la disparition de cette dernière.
Le fait de commencer le repérage par la rue la plus ancienne de Saint-Étienne, puis par la visite-écoute d’une église Renaissance, conduit incontestablement vers une approche qui ne peut ignorer les traces historiques, y compris sonores, que la pierre des murs et des pavés semblent avoir captées, emprisonnées dans des gangues minérales, laissant néanmoins suinter ci et là des effluves du passé.

Mémoire(s) et vie contemporaine
Partant de la Place du Peuple, noyau et croisement urbain incontournable, nous emprunterons, par une longue boucle urbaine,  le « vieux Saint-Étienne », quartier de la Comédie, Boivin, ilot de la Tarentaise, le Clapier, hauteurs des Ursulines et retour .
Un itinéraire qui nous fait traverser des places centrales, ou intimes, quartiers en réhabilitation, espaces et ilots « sensibles », plus ou moins délaissés, parkings souterrains, places et rues où la mixité est urbainement  tangible, bâtiments administratifs et architectures contemporaines, quartiers miniers… Bref, un véritable raccourci d’une cité à la fois Oh combien malmenée par un déclin industriel ravageur, par une brutale fin des trente Glorieuses, et la volonté d’une dynamique requalification urbaine, notamment par le développement de la cité internationale du Design.
Ici, l’oreille est attirée par certains signaux symboliques et emblématiques, tel ceux du Tramway, qui a investi la ville en 1881 et ne l’a jamais quitté depuis, et donc reste ainsi le plus ancien de France. Ses sonorités singulières, un brin lourdes et  massives, dues à un écartement des voies assez étroit, sans compter sa cloche qui l’annonce, signal original que n’ai pas encore entendu nulle part ailleurs, font sens à l’écoute. Un marqueur urbain très stéphanois donc, y compris avec l’accent local des quelques 70 000 usagers au quotidien croisés dans ses rames.
Et puis, comme dans beaucoup de villes, tout se brasse rapidement, se mixte, se superpose, se confond, dans des espaces où se distinguent, émergent se fondent dans la masse, alternent ou se chevauchent, moult sonorités.
Un quartier des plus emblématique de la ville ne laisse pas mon écoute indifférente, bien que paradoxalement, il ne s’y déroule rien de remarquable à l’heure où nous le traversons. C’est en effet le site (ex)industriel du Clapier, où s’érige le Puit (de mine) Couriot, lieu actuel du musée de la Mine sur un fond de crassiers, marquant fortement un paysage minier adossé aux contreforts du massif du Pilat.
Ici, rien de singulier à l’oreille. Et pourtant la haute et imposante silhouette métallique du puit, ses bâtiments de briques alentours, et autres infrastructures minières, semblent encore sonner à mes oreilles. Cliquetis, grondements, grincements, ferraillements, voix, minéraux déversés, c’est tout un imaginaire sonore fantomatique qui surgit fantasque, suggéré par ce site, un des nombreux lieux industriels qui a fait battre le pouls d’une ville entre autre minière. Ambiance urbaine l’empreinte si fortement liée entre dessus, à l’air libre, et dessous, dans des galeries labyrinthiques. Je n’ai pas besoin ici d’audio-guide, d’ambiances reconstituées, surajoutées, pour entrer de pleine écoute, en vibration avec les lieux. Je laisserai néanmoins volontairement de côté le son des FAMAS…
Sans doute pourrait-on penser un PAS où les sonorités d’un (récent) passé industriel rendraient quasi tangibles à nos oreilles, par la simple suggestion, les lieux traversés, avec ses sites et architectures. Virtualité non augmentée, ou simplement stimulée par la force de notre imaginaire puisant dans l’histoire-même et le patrimoine des lieux.

Ville de hauteurs et rumeur(s)
Saint -Étienne est une ville très vallonée, avec 7 collines, comme une plus célèbre cité romaine, et pas seulement par ses anciens crassiers. Adossée aux contreforts du Pilat, elle domine la vallée du Furan, entre 500 et 700 m d’altitude, offrant aux yeux comme aux oreilles, des points de vue et d’ouïe panoramiques, avec des nappes de rumeurs qui nous font apprécier des écoutes belvédères que j’apprécie personnellement beaucoup. Ici, nous finissons notre parcours repérage par la terrasse de l’ancienne École des Beaux-Arts, dominant le parking des Ursulines, bel exemple d’une architecture nichée dans un parc urbain, surplombant un espace très dynamique acoustiquement. Un lieu où les points de vue et d’ouïe ne manquent pas, dominant auriculairement la la cité à nos pieds.
Il faut sans doute prendre de la hauteur pour prendre, sensoriellement, du recul.

Suite(s)
Maintenant, il me reste à laisser mijoter tout cela, à refaire sans doute un repérage complémentaire, à trouver des angles d’attaque via l’oreille, à imaginer des postures et des mots judicieux, des circuits adéquat, alternant itinéraires repérés et aléas du moment.Bref, comme d’habitude, il reste à construire un PAS, tout en ne me laissant pas enfermer dans mes habitudes de promeneur écoutant.
Le paysage sonore est vivant, il me faut toujours être réactif.

http://www.carton-plein.org/index.php/carton-plein/demarche/2/

POINTS D’OUÏE ET MÉMOIRE URBAINE

VILLE SONORE
VILLE MÉMOIRE

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Parce que la ville est comme un immense catalogue, constitué d’une foule d’histoires, des récits, à déchiffrer, du bout de l’oreille.
Écoutez ces cloches, ce carillon, ces tintements, dont certains sont installés depuis plusieurs siècles et qui sonnent à l’identique depuis, véritable fossiles sonores bien vivants, archéologie sonique.
Écoutez cette magnifique acoustique d’une cathédrale, qui résonne depuis bien longtemps déjà, et ses grandes orgues virtuoses, instruments historiques, rescapées d’un baroque flamboyant…
Regardez ces rues, ces pavés, ses portes anciennes, imaginez lorsque les chevaux et les véhicules hippomobiles faisaient claquer le pavé, vibrer sans ménagement la rue entière.
Regardez ces entrepôts, usines, qui fut un temps, en plein centre ville, grondaient, sifflaient, déversaient ou avalaient d’impressionnants flots humains, à intervalles réguliers…
Et cette verrière de gare 1900 qui a connu les halètements et les stridences des locomotives à vapeur.
Le kiosque à musique trône au milieu de la place, du jardin, même muet, il garde dans son architecture des polkas endiablées, ou des transcriptions d’airs d’opéra patinés de cuivres par les orphéons locaux.
Écoutez les accents, les expressions, les argots, les patois, avant qu’ils ne s’éteignent, en partie balayés par l’aplanissement des flux médiatiques.
Dans un marché populaire, quelques camelots haranguent encore le chaland, successeurs des crieurs de rues, colporteurs en tout genre, gardiens municipaux, veilleurs de nuit, qui portaient haut la voix dans la cité.
Partez en promenade avec les habitants, écoutez les raconter la ville, leur quartier, ce qui résiste, ce qui n’est plus.
Cueillez les sons de la ville comme un patrimoine vivant.
La mémoire des villes s’entend et se fabrique au gré des sons, sans forcément être teintée de nostalgie, bien vivante. Approchons la comme un simple livre ouvert sur la cité, que façonnent aussi moult sonorités sans cesse en mouvement, entre disparitions, apparitions et métamorphoses.

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TRACES D’ÉCOUTE ET ÉCOUTES TRACÉES

PAYSAGES SONORES, HISTOIRES DE TRACES, TRACES D’HISTOIRES

 

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Crédit photo – Yuko Katori – CRANE Lab

 

Appréhender un paysage, quel qu’il soit, c’est prendre très vite conscience de l’importance de la trace, de des traces, au sens large du terme. Ces traces plurielles, matérielles ou immatérielles, empreintes, marques ou marqueurs physiques, qui constituent souvent l’essence première de ce qui subsistera en mémoire, sont intrinsèquement liées au paysage, d’autant plus si celui-ci est abordé dans sa composante sonore.
La trace, ou l’ensemble de traces, sont ici comme un corpus documentant et précisant des actions aussi simples que le fait de marcher, d’arpenter, pour ressentir le paysage, notre paysage en l’occurrence. On peut en effet penser que la compréhension, même parcellaire, d’un paysage, se fait pour beaucoup dans une approche perceptive, sensorielle, sensible, propre à chacun, et que l’analyse, la formulation, la théorisation ne viendront qu’après le rencontre physique avec le terrain. Tout au moins peut-on espérer qu’il en soit ainsi.
Promeneur écoutant, je sors mes oreilles prêtes à cueillir, accueillir des sons, des ambiances, des sensations, et prêtes également à les emmagasiner dans un coin de mon esprit, de façon plus ou moins prégnante, ou volatile, selon ce qui sera advenu lors de mon parcours exploratoire.
La trace sera donc ici mémorielle, infiniment personnelle, peut-être totalement et volontairement tue, cachée aux autres, si je ne la relate pas à autrui, oralement, scripturalement. Cependant, si je décide de partager, de vive voix , par des mots, des signes, des écrits, des décrits, des graphismes ou autres signes, de transmettre des expériences vécues sur le terrain d’écoute, je donnerai à la trace mémorielle. j’assoirai une existence tangible, qui pourra se diffuser, s’incarner, prendre corps en donnant plus de consistance, de matérialité, à l’abstraction d’un paysage sonore aussi volatile qu’intangible. Rémanences…
Coucher des mots décrivant des ambiances, des couleurs sonores, des ressentis, même les plus intimes donc les plus subjectifs sera pour moi une autre façon de donner vie à des paysages sonores, et je l’espère de donner envie à d’autres de les visiter, à leurs façons, tout en prêtant une oreille plus respectueuse à l’entour.
Pour d’autres, la trace, le rendu passeront par le graphisme, le dessin, l’image. Créer une image, voire une imagerie sonore, peut s’avérer un projet passionnant, qui favorisera, avec ou par la trace, une approche transmédiale, à la limite de la synesthésie peut-être. Je n’aime pas, pour ma part, trop cloisonner et séparer les médium, hiérarchiser les sens, disant qu’un tel est asservi par un autre, ou sous-exploité, et que tel autre est dominateur, hégémonique… C’est un discours que j’ai certes tenu, voire défendu, à une époque, et dont je me méfie beaucoup aujourd’hui, de par son côté radical et dichotomique. Je préfère maintenant convoquer une forme de trace plutôt œcuménique, dans l’esprit, où le dialogue inter-sensoriel s’appuie d’avantage sur une entente, une synergie, que sur une confrontation.
Pour en revenir aux formes traçables, traçantes, l’enregistrement audio est bien évidemment un outil qui semble incontournable, même si je n’ai pas commencé par citer ce dernier. Il faut savoir qu’au au fil des ans, je suis  devenu quelque peu méfiant et parfois réticent à construire l’essentiel, l’essence d’un paysage sonore, autour du seul, ou principal média qu’est le son. Paradoxe? J’ai en effet été très souvent déçu de ses limites, en tous cas de celles de l’enregistrement, à retranscrire les singularités, les finesses, les changements, les espaces, les beautés, et tout ce que j’avais perçu à l’oreille. Tout d’abord, l’état d’esprit du moment, la disposition, l’humeur pourrait on dire, sont autant de facteurs colorant la perception, influant sur notre ressenti, nos sentiments, in situ, dans l’instant, et restent globalement étrangers à ce que capte, assez froidement, le magnétophone. Mais justement, ne cherche t-on pas une forme de neutralité objective ? Parfois, la réécoute s’avère en différé très décevante. On pensait avoir ramené une petite perle sonore, un moment de ravissement, et on ne retrouve pas du tout la magie du moment. On pensait retrouver des sensations fortes, et on ne les entends plus.
Sans compter les limites intrinsèques de la technique qui, même avec le meilleur matériel, l’usage de techniques binaurales, multicanales, et le savoir-faire du preneur de son, n’arrivent pas encore à retranscrire la fine complexité de l’environnement sonore à portée d’oreilles. Je me montre sans doute un peu trop méchant avec la trace phonographique, car pour autant, le magnétophone reste pour moi un outil incontournable pour collectionner et conserver, archiver, voix, cloches, fontaines et autres sources et ambiances multiples.
Les traces enregistrées peuvent être des constituantes de formes d’échantillonnages, de catalogages, de collections indexées et documentées, d’observatoires, d’inventaires, de données propres à définir des typologies singulières de paysages sonores, selon les travaux d’Aciréne**. Vaste sujet qui devrait faire l’objet d’un article spécifique.
Voir également le formidable projet cartographique Aporee***.
D’autre part, et dans une posture bien différente de l’approche raisonnée et quasi protocolaire précédemment abordée, qui viserait à analyser des formes types de paysages sonores, on peut envisager l’approche d’un paysage qui serait plus proche de « l’idée qu’on en a », de l’impression que l’on a conservé dans un coin de sa tête. Il s’agirait sans doute de penser et retranscrire ce que l’on aimerait entendre, ce que le paysage auriculaire nous inspire, plutôt que de chercher une véracité – mais laquelle et pour qui ? – position qui reste une expérience exaltante, à défaut d’être objective. L’artiste s’offre ainsi le ainsi droit de partager des choses qu’il a revisité, transformé par son écoute, ses gestes, ses postures, ses a priori, ses doutes, ses propositions… Et il en assume le fait en toute subjectivité, tout au moins en ce qui concerne l’auteur de cet article ! Emboîter son pas, suivre ses traces, ce n’est pas assurément rechercher une vérité stricte, encore moins une certitude absolue, mais explorer les traces de multiples paysages gigognes possibles, à défaut d’être tout à fait  prévisibles. Hétérotopies, uchronie ? Le paysage sonore étant ce qu’il est, toujours en recomposition, son après son, couche après couche, il convient de se garder, même dans la trace a priori figée, ou fixée, pour reprendre une expression de Michel Chion*, une marge d’incertitude. Nul chemin d’écoute, nul paysage, même jalonné, reconstruit et mémorisé par de multiples traces, n’est jamais tracé de manière définitive. Chacun promeneur écoutant défriche, ou déchiffre, réécrit, et raconte  sa propre histoire, au gré parfois de sinueux chemins de traverse. Chaque parcours se fera singulier, selon les visiteurs auditeurs qui s’y engouffreront, oreilles ouvertes à l’aventure sonique. La trace participe activement à l’écriture sonore, notamment à l’écriture de paysages sonores. Jeux de l’ouïe pour ne pas tout à fait perdre la trace – Signes de piste et jeux de traces pour ne pas tout à fait perdre l’écoute, ou l’entendement.

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Crédit photo – Yuko Katori – CRANE Lab

 

* L’art des sons fixés – Michel Chion – Metamkine/Nota Bene/Sono-Concept, 104 p.

** Aciréne – http://www.acirene.com/recherche.html#ancretitre2

** Aporee – http://aporee.org/maps/

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