Points d’ouïe en marche, la Sant’Efisio à Cagliari

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Une journée Oh combien sonore !

Voici une trace sonore de ma Sant’Efisio, des mouvements, des séquences, une longue marche du bas de la ville en haut, puis redescente, des chemins de traverses, déboulés sur la procession, éloignements, mixages en marchant…

Beaucoup de récurrences sonores, voix, musiques, chevaux, des cloches et des cornes maritimes, encore des voix… Des prières et des chants, dedans dehors, des espaces acoustiques, des ambiances…

Je prends le temps de dresser le décor, au rythme de mes pas, des espaces traversés, intermédiaires, des transitions urbaines, des scènes jalonnant mon périple urbain.

J’alterne le sacré, la procession, le cortège, et des espaces plus profanes, dans des ruelles en dehors du cortège, où je trouve d’autres ambiances festives, en résonances.

Parfois, j’accompagne le cortège, suis les sons à la trace, leurs colle aux basques, parfois je les attends de pied et d’oreilles fermes, je les laissent venir à moi, dans leur imposant et chatoyant défilé.

La langue italienne, en cette ile Sarde, dont je ne comprends pas un mot,  résonne d’autant plus autour de moi comme une musique vocale locale.

Les costumes aux couleurs rutilantes font en ce jour écho aux sons de la ville de Cagliari en liesse.

Je zoome et dézoome, m’approchant ou m’éloignant des sons à l’envi, toujours dans l’idée d’une marche curieuse et mouvante, cherchant tantôt le détail, tantôt l’ambiance plus large, voire le panoramique…

Je navigue au gré des son, et de mes envies, comme une sorte d’aimant attiré par les bruissonnances et les images de ce foisonnant défilé religieux.

Il s’en forme progressivement une sorte de vaste carte postale sonore façon desartsonnante, sans itinéraire préalable, ni Point d’ouïe fixe, ou très fugitivement, qui suit les méandres d’un marcheur  fasciné par Cagliari et cette fête bouillonnante.

Feu d’artifice sonore final, un concert de cornes de bateaux salut le Saint qui quitte la ville.

Plus tard dans la nuit, alors que la procession est déjà loin, place de la Convention, un dernier Alleluhia, façon Léonard Cohen, fait écho à cette longue journée Oh combien sonore !

Article précédent concernant Cagliari et le projet Européen « Le Paysage sonore dans lequel nous vivons » https://desartsonnantsbis.com/2017/05/22/points-douie-sardes/

 

 

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