
Paroles hésitantes, angoissées, défaillantes, mensongères, lacunaires, biaisées, virulentes, résignées, bâillonnées…
Rivières taries villes chahutées, paysages chamboulés, équilibres menacés.
Actualité tonitruante, chaos sonore et vacarme récurent.
Écouter et regarder, le monde n’est pas toujours source de réjouissance.
On cherche des havres de paix, qui heureusement existent encore en des lieux a priori protégés d’une folie emballée, conquérante, guerrière, décomplexée.
Je me dis que j’ai (encore) la chance, de ne pas vivre sous le fracas meurtrier et mutilant des bombes, des drones, des missiles et autres engins de destruction massive.
L’écoute du monde a connu de meilleurs jours, même si les conflits n’ont jamais cessé de se faire entendre ici ou là.
Les programmes radiophoniques tournent en boucle l’incertitude de terres soumises aux belligérances dévastatrices, qu’orchestrent des visions impérialistes, plus que jamais prêtes à tout pour asservir des territoires et leurs habitants. Prêtes à tout pour assouvir une soif démesurée de pouvoir et de possession, dans la fureur et le bruit. On a beau dire plus jamais ça…
Au final, on peut se réfugier en forêt, en montagne, a priori loin des turbulences. Malgré tout, le son des conflits persiste en nous-même, en bruit de fond, comme un arrière-plan sonore auquel on ne peut échapper, un vilain et terrible acouphène intraitable.
