
Plus le temps passe, plus grossissent les tensions, climatiques, géopolitiques, sociales, plus le secteur culturel et artistique est invité à s’engager dans une résistance humaniste, écologique, si ce n’est écosophique.
Desartsonnants, car il s’agit ici de sa position personnelle et non d’une injonction moralisatrice, ne peut pas rester dans une tour d’ivoire coupée des réalités. Il ne peut pas se cantonner à une approche exclusivement esthétique et artistique. L’écoute et la lecture/l’écriture de paysages sonores partagés, sont des façons de tisser des liens sociaux, de respecter et de défendre des valeurs soutenables, de résister à des idéologies rétrogrades, paupérisantes, génératrices de multiples effondrements.
Nombre d’associations œuvrent, de plus en plus difficilement, pour maintenir et à développer des espaces de convivialité productrice, d’expériences collectives responsables, respectueuses et engagées, du très local à l’international. Un vivier qui permet de maintenir des visées avant tout humaines, malgré la pression des exigences de rentabilité et de profit.
Tout cela peut sembler un discours idéaliste, voire utopique, mais chaque geste, si modeste soit-il, contribue à entretenir des oasis où l’on peut prendre encore le temps d’écouter, de s’écouter, d’écouter l’autre, même et surtout avec nos divergences.
